Petit Roseau au gré du vent, du temps, des mots, quelques photos.

jeudi 7 mars 2019

~ Jusqu’à la fin de la nuit des temps ~

Tu peux me faire confiance, ce qu’il y a de bien avec moi c’est que je ne suis d’aucun circuit. Tu ne me croiseras jamais sur aucune route tracée, pavée de flonflons ou de paillettes à moins de faire la fête. Les seuls chemins qui m’attirent sont ceux qui se nomment, émotion dans le cœur, amour en battements d’ailes, regard vrai sur le mien.

Depuis toutes ces années, tu sais ça tout aussi bien que moi. Eux, bien sûr, ne savent rien, ne savent pas.

J’observe en souriant ces moqueurs qui t’entourent. Ils sont si peu de chose, je te l’ai souvent dit, mais bon Dieu que je m’en fous.

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Si tout autour de ma vie, le soleil brille chaque jour, mon horizon reste encore ciel de gris. Ce n’est pas de mon fait, mais toujours celui des autres.

Qui sont-ils ?

Des autres que l’on ne peut rayer.
Des autres qui me font enrager.
Des autres qu’il m’arrive parfois d’avoir envie de tuer.
Des autres qui ajoutent un frein sur tous ceux que j’ai déjà mis moi-même, inconsciemment, au fil des jours du temps.

Oui, comme une envie de « tout foutre en l’air ».

Tout quoi ?
Tout moi.
Tu plaisantes ?
Non.
Tu penses à moi ?
Oui. Tout le temps.
Alors ?
Alors… alors à ce jour, si tu n’étais pas là ce serait déjà fait.
Arrête de dire des conneries.
Je suis sérieuse.
Pfft !
Peureuse, pas courageuse.

Et…

Et si un jour je venais à disparaître, sache que je t’ai aimé, beaucoup, vraiment, passionnément, intensément, si fort que l’empreinte sera en moi jusqu’à la fin de la nuit des temps.

 

 1© Texte    Nathalie K
05 mars 2019 ~ 17 :45

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mercredi 13 février 2019

~ Mon éclat d’amour en plein cœur ~

À la seule évocation de ton nom je pense “je l’aime tellement”.

Depuis tout ce temps, j’imaginais que j’allais oublier une seconde, un jour, une semaine, une année, puis l’autre, jusqu’à te perdre inexorablement dans la brume de mes pensées.

Fadaise !

Cette petite entaille au plus profond de moi, cette griffe brûlante qui ne s’éteint pas, les moindres détails vus, entendus, reçus, vécus, se sont installés confortablement comme dans leur salon, une maison qui leur appartient, ils sont toujours et encore là.

Heureux sont ceux qui n’éprouvent aucun sentiment… ils laissent passer allègrement les souvenirs sans les retenir, simples anecdotes sans importance, éclats de rire parmi tant d’autres, éclats d’amour au milieu d’autres.

Tu étais,
tu seras,
tu es,
mon éclat d’amour en plein cœur.

 1© Texte    Nathalie K
12 février 2019 ~ 16:10

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mardi 22 janvier 2019

~ Cœur fragile ~

Quand je les vois s’agiter comme des milliers de poissons, je trouve légitime de me poser quelques questions.

Dans mon coin, je rumine toutes mes vieilles histoires. Tu sais, celles qui te rendent aigrie et te donnent envie d’être vulgaire.

Perdue au milieu d’eux, je ne suis qu’une anonyme. Ils me paraissent pour toi être des grands, des beaux, des intimes. Ceux qui savent, connaissent tout de ta vie, alors que je ne suis rien, mais vraiment rien de rien. Juste une passante qui t’aime parmi des milliers d’autres.

Ne te trompe pas.

N’imagine pas que mon cœur navigue au gré des vagues. Il maintient depuis toujours le cap dirigé vers toi et ton cœur dans la nuit.

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Certes, il y a des souvenirs dont j’ai du mal à me défaire, mais ils m’ont fait entendre que leur vie est ficelée. Le comble dans l’histoire, c’est que depuis le début, c’est aussi grâce à eux que mon fil amoureux a fini par te toucher.

J’oubliais, je ne suis rien et toi, tu es tellement.

Comment « un petit poisson, un petit oiseau » peuvent-ils s’aimer dis-moi ?

J’essaye de tout mon cœur de prendre du recul, me dire que toi et moi c’est irréalisable. Rien à faire je ne peux pas, je ne veux pas, et puis tu viens me chercher. Tu relances la roue, quand je la pense cassée.

Je te l’ai déjà dit, que faut-il faire ?
Hurler, crier, taper des pieds, renoncer ?
Ça, jamais !

Si un jour, pour une raison valable tu devais tout briser, n’attend pas pour le faire.


Il y a bien trop longtemps,
mon cœur est trop fragile,
il a bien trop pleuré…

 1© Texte    Nathalie K
19 janvier 2019 ~ 00:33

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vendredi 21 décembre 2018

~ Je l’aime avant de le connaître ~

Ce n’est jamais trop tard.
Je l’aime avant de le connaître.

***

Il y a quelques jours, quelques nuits, tu m’as dit : « il n’est jamais trop tard ».

Petite phrase anodine, qui, l’air de rien, continue aujourd’hui à faire son chemin. Sans doute as-tu raison . Tant que mon cœur bat vers toi, l’impossible n’existe pas.

Je persévère donc vers ton soleil rose, installé comme chez lui, à l’intérieur de mon esprit. Croire en moi comme en toi, envers et contre tous. Ces « tous » qui ne manquent pas de rire et sourire sous cape. Ah, si seulement le destin avait la bonté d’entendre mon appel.

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Les curieux qui m’entourent veulent savoir qui tu es, si tes traits sont à la mesure de leur imagination. A vrai dire, peu m’importe tous ces détails sans importance aucune. Il y a longtemps déjà, j’ai jeté ces appâts qui pouvaient m’attirer. Ils ne sont à mon goût, que de la poudre aux yeux, un éclat de lumière pour effacer les ombres.

Rappelle-toi cher amour, quoi qu’il arrive, je t’aime, je t’aimerai bien avant de te connaître.

Qu’ai-je donc fait pour mériter cette peine, avoir besoin de toi comme tu as besoin de moi, tout le temps, à chaque instant, où que je sois, au milieu de tous, seule ou dans mon silence.

Étrange situation que sentir cet amour sans l’avoir près de soi.

Qui suis-je, que fais-je, où suis-je, où vais-je.

Tu connais tout, l’essentiel, tout ce qu’il te faut savoir. Plus-tard, tu découvriras plus et même plus encore.

À la fois si semblables et différents parfois. Lorsque je pense te perdre, tu reviens plus présent. En quelques mots, en quelques phrases, tous mes doutes s’éloignent, s’effacent, disparaissent loin, bien loin.

La question reste entière, immuable, éternelle.


Comment pouvons-nous toujours,
autant, toujours autant si fort s’aimer…

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© Texte    Nathalie K
21 décembre 2018 ~ 18 : 43

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lundi 3 décembre 2018

~ Tu es le seul à qui me raccrocher ~

Insignifiante, c’est ce que je suis pour toi.

A trop penser on pense tout, mais on ne panse pas ses doutes. Le silence, ce grand salaud, est le cœur du problème. Si tu étais près de moi, je saurais. Nul besoin alors de me creuser la tête à tout imaginer.

Tu étais dans ta vie, nul doute à cent à l’heure, je ne te fais aucun reproche. Une fois encore, la grande idiote, c’est moi.

Je vais commencer bientôt une nouvelle histoire. Je ne sais pas trop ce qu’elle va m’apporter, sinon qu’elle m’est plus ou moins imposée. J’ai choisi son lieu, tu vois, c’est déjà ça de gagné, mais finalement, je n’en connais que les contours.

Le contexte emmêlé où nous sommes tous pris, comme des insectes collés dans une toile d’araignée, n’apporte pas vraiment de quoi sourire. Ils ont beau répéter de belles phrases toutes faites, lister quelques conseils à suivre, le noir domine goguenard le rose. Il y a tellement longtemps que je n’ai ressenti cette insouciance de jeunesse, j’ai l’impression d’être une condamnée à mort. Je ne suis pourtant pas dans la pire des situations, je survis parmi tous et à côté de milliers d’autres. Il suffit de tendre l’oreille, à demi-mot, nous tenons tous à peu près le même discours. Certes, nous n’avons pas tous la même place sur les barreaux de l’échelle, mais au final, nous sommes égaux quant à ne pas être heureux.

Et j’avais beau me persuader qu’il ne faut pas me laisser abattre et tomber dans ce vide sans couleur, sans parfum, sans sourire, sans amour, rien à faire, l’instant de douceur ne dure jamais très longtemps. Je me recroqueville à l’intérieur de ma coquille, avec cette impression pesante d’être la mauvaise herbe dont tout le monde se fout, qui encombre l’allée, qui sera tôt ou tard débarrassé, mise au rencart, en attendant d’être jeté.

Ils pensent tous que je me désintéresse, que je ne les entends pas lorsqu’ils crient ou s’énervent. En fait, tant bien que mal, je me protège, ils me terrorisent.

Comme le roseau, je résiste en pliant sans rompre, mais j’ai de plus en plus de mal à tenir mes racines.

Ce tunnel est interminable, il me parait sans fin, sans fin et sans issue.

Même si je suis pour toi, juste « ton insignifiante », la pauvrette de passage, celle qui ne mérite rien, même pas que l’on s’arrête à peine un court instant, pour moi tu es le seul à qui me raccrocher.

Ce petit coin de rêve que nous avons tous planté à l’intérieur de soi, et qui nous fait tenir face à toutes ces bourrasques, ces tempêtes impossibles.

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© Texte    Nathalie K
 30 novembre 2018 ~ 22 : 15

© Peinture Gustav KLIMT

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Gustav KLIMT

 


dimanche 25 novembre 2018

~ Ce rhumatisme d'amour ~

La pluie tant attendue a fini par s’installer et ne veut absolument plus partir du tout de là. Aucune place pour un seul minuscule soleil.

Je pense à toi, un peu, beaucoup, passionnément, trop souvent, sans trop savoir pourquoi. Je sais, je te vois sourire, il y a un «trop» de trop. Tant pis. Tu me connais, je ne suis pas dans la demi-mesure.

Tu dois peut-être connaître ce sentiment étrange de ne pas être là, mais bien vers d’autres lieux que tu ne connais pas. C’est un peu ça que je ressens, chaque jour, où que je sois.

Tu as laissé sur moi des milliers de souvenirs, de multiples petits points gravés dans ma mémoire. Et je pourrais te dire qu’ils apparaissent le soir, comme des étoiles brillantes, scintillantes ou filantes, qui se donnent la main et dansent en sarabande.

Ce n’est pas du tout le cas.

C’est un tic ou un tac, qui fait tic-tac dans le cœur, un tempo régulier qui comme cette pluie s’est installé en moi.

Je t’entends, je te veux, je te vois. J’ai beau crier, hurler, rassures-toi, non ça ne se s’entend pas, c’est mon monde intérieur qui me tord et me broie, jamais je ne sens ta main qui prend doucement la mienne.

Je n’ai pas voulu, pas su, effacer cette douleur, ce rhumatisme d’amour qui s’amplifie les jours.

Le gris du ciel renvoie cette chansonnette ancienne, tu la connais par cœur. Celle de l’oiseau blessé, abandonné, il lui manque une aile. Il entend au loin l’appel, il comprend qu’on le rappelle, il désire partir, mais, il lui manque une aile. Alors, il se met à pleurer à siffler, chantonner, la mélodie toute triste, du rossignol chinois.

Nous sommes un peu pareils, le petit moineau et moi. Nous cherchons le moyen de ne plus être en marge, réparer comme on peut notre aile qui nous manque.

(c) Nathalie Kastendeich__14 novembre 2018
J’ai emprunté le chemin, celui du mur de pierre. Au passage quelques feuilles m’ont dit de faire un vœu. Le bruissement de l’ensemble m’a chuchoté fièrement, qu’un souhait tout près d’elles, toujours se réalisait.

À ton avis,
à quoi donc ai-je pensé ?

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© Texte & Photo   Nathalie K
23 novembre 2018 ~ 18 : 22

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mardi 20 novembre 2018

~ Ma Seule Étoile ~

Je ne voulais que toi, l’Étoile.

Et Toi,
tu allais et venais,
sans te préoccuper
de ce que j’éprouvais.

Tu tissais ta toile,
plus haut, plus loin,
mais, encore et toujours
sans moi…

J’écoutais chanter le vent,
l’Étoile.

J’écoutais crépiter la pluie,
l’Étoile.

Seul le silence qui tombait la nuit
m’enveloppait et remplissait mon cœur
de cette solitude qui finirait par me tuer.

Tuer à petit feu.

Toi, l’Étoile,
que tu sois de mer, de neige, de ciel,
tes branches touchent, regardent, respirent, des milliers,
ailleurs, plus haut, plus bas,
encore et toujours plus loin.

Mais, sans moi…

Car vois-tu cher amour,
ma seule Étoile c’est Toi.

(c) Nathalie K_3_Photomontage perso Novembre 2018


Pourquoi brilles-tu autant,
toujours plus haut,
encore plus beau.

Mais, sans moi…

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© Texte & Photo montage   Nathalie K
19 novembre 2018 ~ 21 : 30

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jeudi 8 novembre 2018

~ Again with my rengaine...~

« Mais où veux-tu que j'aille lui parler cinq minutes...? »

***

Je ne savais pas bien, où, quand et comment, j’aurais bien pu le faire. Toi, tu étais si loin. Nous étions depuis longtemps coincés dans nos vies mi- heureuses. Ce n’était pas le fait de ne pas le vouloir, de tout son cœur, de toute son âme, mais nous étions prisonniers, enchaînés dans cette impasse triste. Cette saleté nous cassait, nous faisait tomber, voire dégringoler en variation de TAIME en rose et gris et noir.

En mon for intérieur, j’écoutais cette voix qui me chantait « t’en fait pas ». Ce n’est pas un hasard si tu as croisé sa route. Il y aura toujours au coin d’une autre rue un rendez-vous à prendre.

Je te sentais si près, presque je te touchais, oui, encore quelques pas, presque je te serrais.

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Comme toi je faisais semblant.

Avec les uns les autres autour je souriais. Personne ne me ferait oublier mes sentiments si forts, griffés ici, puis là, ou là, en cicatrice couleur, prenant toutes les formes, douleurs en va et vient qui ne s’effacent pas.

Étais-ce donc ça aimer ?

Oh non pas cet amour, celui qui ne fait que passer. Simple touché coulé, l’espace d’un instant dans une chambre à coucher.

Étais-ce donc ça aimer ?

Te ressentir, t’espérer, t’imaginer, sans jamais me fondre en toi, sans jamais que tu sois en moi.

Étais-ce donc ça aimer ?

Pouvoir dire juste une fois, lui, c’est juste pour moi. Hé… attention danger, ne touche pas cet homme, propriété privée.

Tu vois, moi aussi je ne tourne pas rond. Les pensées vont et viennent, fusent dans tous les sens et même à contre-sens. Sur un fil fragile et ondulant, presque sur le même TAIME.

Je te saoule, mon tempo fait rengaine ?

Tant pis. Again with my rengaine.

Éternelle amoureuse, balançant de l’amour à qui veut bien m’entendre, à qui veut bien en prendre.

Quand donc seras-tu là ?

Que ces mots soient couverts,
qu’il n’y ait que toi et moi,
pour les dire ou les prendre

Oui, quand donc seras-tu là …

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© Texte   Nathalie K
7 novembre 2018 ~ 18:37

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mercredi 11 juillet 2018

~ Mon oiseau d’un autre monde ~

Attirée comme un aimant par la teinte rose et bleu du ciel, je n’ai pas aperçu immédiatement cette ombre de passage.

Était-ce un magicien perdu ?
Avait-il un message à transmettre ?

À ce jour, ou plutôt à cette heure enfin fraîche de la nuit, le mystère reste entier…

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© Texte & Photos (Nikon)  Nathalie K
07 juillet 2018 ~ 21 : 13

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(c) Photo Nathalie K 07 juillet 2018

(c) Nathalie K 07 juillet 2018__

(c) Nathalie K 07 JUILLET 2018

jeudi 28 juin 2018

~ Erotic dream ~

De mes rêves éro’ tics
Elle en faisait des pics
Qu’avait-elle cette vieille bic
A écouter aux por’ tics

Sleepy Time Gal - Gil Elvgren 1944__ 5

Amours luna’ tic
En va & sex’ it
Hormonaly’ tic
Qui t’emmerdent et te pic

J’en riais, j’en riais,
Carla bic
A l’oreille ô blic
N’avais rien d’éro’ tic
Juste une langue qui pic
Porque porc et pic.


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© Texte & Photo  Nathalie K
26 juin 2018 ~ 16 : 33

 © Peinture “Sleepy Time Gal” de Gil Elvgren (1944)

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lundi 18 juin 2018

~ Sur un fil, il était suspendu ~

Tôt ou tard la nuit fait place à la lumière.

Le temps, les heures, les secondes passent.
Le jour se lève, le soleil se pose.

Lenteur, chaleur, douceur de l’instant.

(c) Photo Nathalie K_ DSCN1635

Sur un fil, il était suspendu.

Sur ton cœur,
il dispose un petit bout d’amour pour deux.

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© Texte & Photo  Nathalie K
17 juin 2018 ~ 13: 38

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samedi 16 juin 2018

~ L’oiseau noir savait ~

Il y a quelques lunes, au petit matin, l’oiseau sombre glissait sur les courants de vent du jour.

Lui, était loin.
Pourtant, il semblait si proche.

Je le sentais heureux.

(c) Nathalie K_6 juin 2018_ 7h08
Lui, n’avait peur de rien, ne craignait personne, même pas la grisaille.

L’oiseau noir savait.

Le temps, les heures, les secondes passent.
Le jour se lève, le soleil se pose.

“Tôt ou tard, la nuit fait place à la lumière…”

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© Texte & Photo  Nathalie K
 15 juin 2018 ~ 21 : 27

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dimanche 15 avril 2018

~ Elle me l’avait bien dit ma chouette ~

Hier soir, à quelques arbres de mes fenêtres, la chouette me l’avait bien dit qu’elle prenait ses quartiers d’été ! J’étais dubitative quant à son chant rassurant, il annonce en général la chaleur qui s’installe.

Et pourtant…

L’appel des jardins en fleurs, le parfum des lilas qui commence à paraître, les tulipes rouge et or, jonquilles et pâquerettes, impossible de ne pas chausser ses baskets, pour partir le nez au vent du jour.

C’est ce que j’ai fait.

Sous un soleil qui avait fui mon ciel depuis quelques jours, et qui, comme pour s’excuser de son absence, m’a offert en cadeau la douceur bleue du ciel que j’aime, j’ai rejoint à petits pas le chemin de mes collines.

Le pourtour de « mon » château est cette année plus bruyant qu’à l’habitude. En effet, son parc se prépare à accueillir marcheurs à l’affut de bio découvertes, concerto pour piano et cigales…

J'ai laissé sur le chemin du retour quelques derniers regards sur le cours de ma rivière qui chantonnait heureuse d’avoir tout autour d’elle une myriade d’iris, de grands beaux boutons d’or.

Enfin, me voilà arrivée à la maison en disant :

« il fait trop chaud, je n’en peux plus, à boire par pitié » tout ça tout en soufflant.

“Elle me l’avait bien dit ma chouette qu’il ferait beau dimanche”

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© Texte Nathalie K

 15 avril 2018 ~ 19 : 57

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vendredi 13 avril 2018

~ Aucun briseur de cœurs ne décryptera nos codes ~

Tu venais voir à intervalles réguliers si je ne t’oubliais pas.

Depuis le temps, tu savais que ce n’était et ça ne serait jamais le cas. Tu savais aussi que ton chien de garde, ton garde du corps, ton homme à tout faire, ta muraille de Chine, ton mur de Berlin m’agaçait au plus haut point. Le mot est faible pour décrire ce que je ne pouvais rayer de l’horizon de mes pensées vers toi.

La pluie tombait depuis plusieurs jours.

Elle venait se fracasser tantôt sur les vitres ou sur le bois des volets clos. Nous étions en avril, c’était le mois de mars qui continuait à jouer son concerto. Les fleurs, les oiseaux, menaient paisiblement leur vie, pas dérangés le moins du monde. Je les contemplais de loin, tel un paradis à la fois si proche et si loin. Réflexion faite, un peu comme toi.

Ma voix remontait peu à peu en surface plus régulière et apaisée.

Je sentais encore, parfois, la plume insidieuse, vicieuse, venir me chatouiller tout près du cœur. Chaque quinte de toux me laissait exsangue. C’était comme un orage, le grondement du tonnerre, l’éclatement des éclairs qui résonnait dans tout l’appartement.

Bien évidemment j’étais là.

Je t’écoutais, je te regardais, je t’admirais... toujours de loin, une vraie paria. Comment faire autrement. Dès que j’apparaissais, ton protecteur en armure montrait les dents. Sans doute imaginait-il que je ne connaissais ni son nom, ni même son existence qui liait sa vie étroitement à la tienne. J’ai vu ton regard triste, je connais tes sourires qui cachent les larmes au fond de toi. Comment ne pas sentir et ressentir, nous sommes si souvent mêmes.

Se faire une raison, c’est bien ce qu’ils disaient…

Ma raison était là, nos souvenirs aussi. Rien ni personne ne pourrait nous les arracher, les prendre, les supprimer.

Aucun briseur de cœurs ne décryptera nos codes.

Le fil des sentiments suit celui de l’amour. Le temps pourra passer, le temps comme le vent feront tourner la roue.

Un jour c’est sûr, je dirais encore « nous ».

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© Texte  Nathalie K

13 avril 2018 ~ 22 : 14

© Photo Jemwong

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lundi 9 avril 2018

~ Tout change, à dire vrai, moi aussi ~

Reprendre le contrôle n’est pas toujours drôle.

Obligée depuis quelques jours d’entrer dans le silence par la faute d’une corde vocale éraflée, par je ne sais quel courant d’air mauvais. Du coup, je suis restée un peu plus longtemps dans la vie et sa fatale réalité.

Finalement, pas très compliqué de ne plus communiquer à l’oral comme à l’écrit. Plutôt simplissime de se désintoxiquer de ces clics, de ces clacs virtuels, numériques, webistiques. Plus retords à gérer les signes et les demi-tons de perroquet étranglé.

Et puis, la question.

Revenir oui ?
Revenir non ?
Revenir oui et non.

La voix,
est revenue en zigzag, indisciplinée. Trop aiguë ou trop grave, en bas volume ou à plein décibels. En véritable rebelle, complètement déchirée, entrecoupée parfois par des aboiements de toux.

L’écriture,
un peu, sans vraiment être là, en surface deci-delà, la juste dose que je veux moi. Sans automatisme de direction, d’obligation, de compassion, juste « en réaction ».

Où je veux, quand je veux, avec qui je veux.

Égoïste ?
Autocentrée ?
Narcisse ?
Timbrée ?
Givrée ?
Flinguée ?
Fêlée ?

Bien oui,
mes silences ne se passent jamais en silence, mais dans l’agitation, toujours plein d’ondulations. Même dans mon sommeil une « peur auditive », un appel de passage, un réveil « tout en  palpitations », insomnie qui s’installe, le cœur qui s’emballe.

Le monde ne va pas bien, autant vous dire que ces derniers jours, moi non plus.

La planète s’inverse et tout change, à dire vrai, moi aussi.

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En attendant de retrouver un certain équilibre, j’écris ici ces quelques mots pour vous, pour d’autres, pour moi, je ne sais plus vraiment.

Voilà que la « toux moqueuse » se fout sans aucune gêne de moi. Une fois encore, elle me laisse sans voix.

Tant pis, pensais-je, et qui vivra verra…

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© Texte  Nathalie K

09 avril 2018 ~ 21 : 38

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dimanche 1 avril 2018

🌺 🍀 💞 ✍️ Lune du soir ~

Que veux-tu ?
Qui es-tu ?
Toi, Lune du soir…

Tu étais là,
j’ai pensé :
 « Pourquoi pas, pour une fois, dire bonsoir. Juste comme ça, juste pour voir »

(c)Photo Nikon Nathalie K_30 mars 2018_19h53_
Il ne fait pas encore trop nuit noire
Lune du soir, mais j’attrape ton bonsoir,
et je t’envoie « au-revoir, juste comme ça, juste pour voir »

C’est ainsi que commence l’histoire…

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© Texte & Photo  Nathalie K

 30 mars 2018 ~ 20 : 50

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mercredi 21 mars 2018

🌺 🍀 💞 ✍️ Le crayon de printemps ~~~

Tout à l’heure, l’ami m’a dit qu’il fallait être « la gomme qui efface Dame La Tristesse ».

Sur mon tableau noir, se pose aujourd’hui un peu de blanc de gris et surtout du rouge. Rouge de mes colères, rouge de mes galères, rouge de mes cris, tous contestataires.

C’est bien beau tout ça… je n’ai pas le pouvoir de tout effacer.  

Juste de quoi déposer un petit bout de rose, pour un peu de douceur, un coin de vert espoir, pour des jours meilleurs, un revers de ciel bleu, pour que tu me voies un peu, quelques scintillements, de jaune soleil, de petites étoiles, qui font battre les cœurs.

(c) Nathalie K 20 mars 2018
Mais comment tomber, tout complètement, tout parfaitement, mon rideau de soie noire ? Comment faire paraître tout un paysage, une bulle d’oxygène, un bout de printemps ?


Oui, j’ai pris la gomme,
mais c’est le crayon qui a dessiné le point de solution.

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© Texte  Nathalie K

20 mars 2018 ~ 22 : 37

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mercredi 28 février 2018

✍ ~ Si près de l’œil du cyclone ~ ...

Il suffit que je ferme les yeux pour me sentir loin de tout.

Le vent souffle fort depuis des heures tel un blizzard épais au fin fond de la Sibérie. Depuis le petit matin, jusqu’au premier point de la nuit, une vague de grésil glacial s’enroule autour des maisons et des gens, à l’image d’un serpent encerclant sa proie. Alors que la neige enlace les paysages alentour, ici, ce n’est que myriades de paillettes en rafales. Elles ne font que passer, sans penser à se poser ou même s’installer.

Les volets du voisin claquent à intervalles réguliers et tapent sur la rambarde, le bruit n’a pas l’air de le déranger, je vais finir par le trouver moi aussi rassurant. Le souffle puissant de l’air s’infiltre par tous les interstices en faisant « le loup ». 

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Impression étrange d’être dans un bateau à la dérive, perdue au milieu de tout, perdue au centre de rien.

Étrange sensation de se sentir à l’abri, tout en étant si près de l’œil du cyclone.

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© Texte  Nathalie K

28 février 2018 ~ 23 : 16  

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jeudi 4 janvier 2018

✍️ Condamnés à nous aimer ~ 🔹🔹🔹

Il fallait bien se rendre à l’évidence, nous étions condamnés à nous aimer.

J’ai essayé de t’oublier, je me suis obligée à sans cesse me répéter que tu n’étais qu’une illusion perdue, un joli rêve pour avancer, un point marquant à disparaître.

Non et non, rien à faire.

Ce trait d’union gravé au plus profond de moi, ne me lâche pas, ne me quitte pas.

Le commun des mortels aurait éclaté de rire si je lui avais raconté le fil de notre histoire. Si je ne le vivais aussi intensément, sans doute que j’aurais ri aussi de bon cœur.

Aujourd’hui, le ciel couvert de gris laisse entendre le chant du vent et de la pluie. Mes pensées tourbillonnent d’un bout à l’autre du jour ou de la nuit, ne me laissant pas un instant de répit.

Dis-moi amour, quand donc pourrais-je enfin tourner la page ? Á moins que non, écrire une nouvelle page.


Sans eux, juste « Toi et Moi »...

 

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© Texte  Nathalie K
03 janvier 2018 ~ 16 : 34  

 

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