Tu peux me faire confiance, ce qu’il y a de bien avec moi c’est que je ne suis d’aucun circuit. Tu ne me croiseras jamais sur aucune route tracée, pavée de flonflons ou de paillettes à moins de faire la fête. Les seuls chemins qui m’attirent sont ceux qui se nomment, émotion dans le cœur, amour en battements d’ailes, regard vrai sur le mien.

Depuis toutes ces années, tu sais ça tout aussi bien que moi. Eux, bien sûr, ne savent rien, ne savent pas.

J’observe en souriant ces moqueurs qui t’entourent. Ils sont si peu de chose, je te l’ai souvent dit, mais bon Dieu que je m’en fous.

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Si tout autour de ma vie, le soleil brille chaque jour, mon horizon reste encore ciel de gris. Ce n’est pas de mon fait, mais toujours celui des autres.

Qui sont-ils ?

Des autres que l’on ne peut rayer.
Des autres qui me font enrager.
Des autres qu’il m’arrive parfois d’avoir envie de tuer.
Des autres qui ajoutent un frein sur tous ceux que j’ai déjà mis moi-même, inconsciemment, au fil des jours du temps.

Oui, comme une envie de « tout foutre en l’air ».

Tout quoi ?
Tout moi.
Tu plaisantes ?
Non.
Tu penses à moi ?
Oui. Tout le temps.
Alors ?
Alors… alors à ce jour, si tu n’étais pas là ce serait déjà fait.
Arrête de dire des conneries.
Je suis sérieuse.
Pfft !
Peureuse, pas courageuse.

Et…

Et si un jour je venais à disparaître, sache que je t’ai aimé, beaucoup, vraiment, passionnément, intensément, si fort que l’empreinte sera en moi jusqu’à la fin de la nuit des temps.

 

 1© Texte    Nathalie K
05 mars 2019 ~ 17 :45

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