Quand je les vois s’agiter comme des milliers de poissons, je trouve légitime de me poser quelques questions.

Dans mon coin, je rumine toutes mes vieilles histoires. Tu sais, celles qui te rendent aigrie et te donnent envie d’être vulgaire.

Perdue au milieu d’eux, je ne suis qu’une anonyme. Ils me paraissent pour toi être des grands, des beaux, des intimes. Ceux qui savent, connaissent tout de ta vie, alors que je ne suis rien, mais vraiment rien de rien. Juste une passante qui t’aime parmi des milliers d’autres.

Ne te trompe pas.

N’imagine pas que mon cœur navigue au gré des vagues. Il maintient depuis toujours le cap dirigé vers toi et ton cœur dans la nuit.

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Certes, il y a des souvenirs dont j’ai du mal à me défaire, mais ils m’ont fait entendre que leur vie est ficelée. Le comble dans l’histoire, c’est que depuis le début, c’est aussi grâce à eux que mon fil amoureux a fini par te toucher.

J’oubliais, je ne suis rien et toi, tu es tellement.

Comment « un petit poisson, un petit oiseau » peuvent-ils s’aimer dis-moi ?

J’essaye de tout mon cœur de prendre du recul, me dire que toi et moi c’est irréalisable. Rien à faire je ne peux pas, je ne veux pas, et puis tu viens me chercher. Tu relances la roue, quand je la pense cassée.

Je te l’ai déjà dit, que faut-il faire ?
Hurler, crier, taper des pieds, renoncer ?
Ça, jamais !

Si un jour, pour une raison valable tu devais tout briser, n’attend pas pour le faire.


Il y a bien trop longtemps,
mon cœur est trop fragile,
il a bien trop pleuré…

 1© Texte    Nathalie K
19 janvier 2019 ~ 00:33

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