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Petit Roseau au gré du vent, du temps, des mots, quelques photos.
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5 février 2016

💌 Tu sais où me trouver.

Tourner une page après l’autre.

Ne plus se laisser dicter son chemin par les uns, par les autres. Avancer à mon rythme, comme les vagues suivent leur va et vient.

1

Sans doute pensais-tu que je t’avais oublié.

Détrompe-toi.
Plus que jamais tu es là, près de moi. Entre-deux inspirations, entre-deux expirations, douce et calme respiration qui me mène toujours jusqu’à toi et en toi. Vertu de la pensée qui laisse croire qu’elle est ici, alors qu’elle joue à l’école buissonnière et s’en va par les chemins rejoindre celui qu’elle aime.

Non, l’amour ne m’a pas quitté.

Ce pauvre diable a eu besoin de se retrouver, perdu dans sa vie non tracée, non posée, ponctuée de brisures aux pointes acérées.

Le manque.
Aussi fort que le tien.

Je recommence tout juste à émerger de cette réalité trop lourde à porter. Pesante, effrayante, parfois, pas à l’abri de m’abattre au moment qui l’arrange, sans se préoccuper à savoir si elle dérange.

Tu ne me dis jamais ce que tu penses vraiment.
Oui j’entends ton message. Il parle si doucement, à peine un murmurement. Quelques mots si fragiles, un ou deux petits signes, hiéroglyphes égyptiens qui me font dire «tiens, tiens»…

Le temps hélas n’arrange pas tout.
Il estompe nos blessures, quelques égratignures, qui ne se gênent pas pour mieux réapparaître. Puis, ce coquin galopin lisse & patine le plus doux, le plus beau, et le fait totalement disparaître.

Tu sais où me trouver, je ne suis pas bien loin, il suffit de penser et alors j’apparais.

fleurs séparateur© Texte   Nathalie

5 février 2016 – 22 : 33

fleurs séparateur

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8 mai 2016

~ De toi à moi ~

Je ne savais plus où nous en étions.
Ton monde, le mien, le temps, le vent.

Où allais-tu ?
Que faisais-tu ?
Que pensais-tu ?
Qui aimais-tu ?

Tu disais « je ne t’oublierais jamais »,
mais…

L’éloignement, ton entourage,
le copinage, les bavardages,
n’avaient-ils eu finalement raison de moi, raison de nous ?

Dis-moi,
vers où, vers qui, vers quoi,
dis-moi,
vers où donc allions-nous ?

Où donc allions-nous…

1© Texte  Nathalie K.
8 mai 2016 ~ 22 : 21
1

1

7 juin 2015

~ Comme un interdit ~

1

Un grand soleil, les jours de pluie
Elle a changé ma vie morose
Pour un bouquet de fantaisies

 

Comme un interdit
Elle joue ma vie
Comme un succès qui lui sourit
A sa manière, elle a chevauché mon ego

Moi qui dormais dans ses silences
Je me réveille pour goûter à son sommeil
J´ai le sentiment d´avoir trouvé
Le cœur en apnée
Un trésor qui vaut de l´or

Comme un interdit
Elle m´offre une chance, à contresens
Mille et une nuits… perdu d´avance
Mille et un jour… perdu d´amour

Moi qui dormais dans ses silences
Je me réveille pour goûter à son sommeil
J´ai le sentiment d´avoir trouvé
Le cœur en apnée
Un trésor qui vaut de l´or

Ma cavalière me fait tanguer
Entre ses bras et me chavire
D´un seul baiser, me fait couler
Maître-nageur qui tombe à l´eau

Comme un interdit
Je m´abandonne dans une danse
Où elle conduit, de préférence
Je me laisse faire, amoureux fou

Ma cavalière me fait tanguer
Entre ses bras, je m´abandonne
Sans interdits

Christophe
Album : Intime

 

24 avril 2015

💌 De l’encre d’amour...

Je pouvais compter sur les doigts de la main ceux qui de l’autre côté m’écoutaient. J’aurais voulu leur dire que je les aimais… seulement tout aurait été disséqués, transformés, mal interprétés.

Pour écrire il me fallait de l’encre d’amour. Il y avait maintenant si longtemps que j’avais épuisé mes réserves, je n’en conservais à ce jour que quelques gouttes, si peu, à peine de quoi déposer un mot ou deux.

Sensible, fragile, je finirai par disparaître,
pour ne plus être qu’un souvenir du temps passé.


 fleurs séparateur© Texte  Nathalie K

23 avril 2015 ~ 23 : 38

fleurs séparateurBoite à souvenirs 2

5 octobre 2014

≈ Se faire oublier ≈

Se faire oublier
Se taire tant qu’il est encore temps
Prendre conscience du ridicule
Des rires qui fusent alors que tu t’écroules
Éliminer tout ce qui te fait mal
Tous ceux qui te font du mal
Ne plus laisser t’envahir de fausses notes
Reprendre l’indépendance de tes pensées
Ne plus chercher à tout prix à te faire aimer
Ta vie est ce qu’elle est
Belle, laide, tout le monde s’en fout, de toi, de tout.
Tes déprimes tu les poses
Tant pis si tu lasses
Tant pis si tu casses
Ta solitude t’accompagne depuis bien plus longtemps
Que tous ces inconnus passants
Tu pensais
Tu voulais
Tu espérais
Tous, à leur manière, se sont servis et t’ont détruit
Tu donnes à l’un, tu donnes à l’autre
Peu importe ton appel
Peu importe ton rappel
C’est toujours « ton » aller
Et jamais « leur » retour
Alors un soir tu claques ta porte
Tu dis maintenant stop ça suffit
Stop regard
Stop écoute
Stop paroles
Stop écrits
Ecrit si, juste ici.
Ici pour qui …
Pour moi
Peut-être pour toi
Mais sans appel
Sans rappel
Juste une ombre
Ombre de mots
Ombre de maux
Ombre qui tombe.

fleurs séparateur© Texte    Nathalie K.  

fleurs séparateur

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15 avril 2014

~ “ C ” comme ~

Comme une bouteille à la mer qui part, s’en va, et ne sait si un jour elle arrivera jusqu’à toi. Sais-tu qu’il y a tant de temps, tant d’années que je flotte à l’image de cette feuille sans protection de vie, d’intempéries.

Souffle vent souffle,
porte-moi,
emporte-moi,
plus loin,
toujours plus loin.

Un jour c’est sûr,
un jour…

© Texte   Nathalie K.

BOUTEILLE A LA MER

 

 

29 septembre 2013

≈ Série Rose & Noire ≈

 Atchoum !

La pluie tant attendue tombe, j’en suis sûre. Entre-deux rafales de vent, j’entends au loin des éclats de rire, une musique, quelques voix enfantines se perdent dans la nuit. À intervalles réguliers, des éclairs transpercent le ciel, le tonnerre gronde de sa voix rauque.

(c)NathalieK_Lunenuage_18septembre2013_DSCN0285

J’avance sans trop savoir vers où, vers qui, vers quoi. J’étais pourtant certaine de te retrouver là assis à la même place. Octobre, c’est bien le mois de tous les espoirs, toutes les folies ? Tu m’avais dit que le lien serait toujours à la même date, ici. J’ai beau tourner dans tous les sens, seul le silence crie.

Toi, tu es parti sans le moindre regret. De toute façon tu t’en foutais. Il y avait déjà longtemps que “ nous ” n’existait plus.

Sans vraiment me rendre compte où mes pas me portaient, je suis à la même table.

Tu te souviens…

Ce soir-là, tu étais tellement dans tes pensées, tu n’avais pas daigné me regarder. J’avais pourtant tout fait pour que tu lèves la tête, dirige vers moi ton regard, une fois, oui, oh oui, seulement une fois ! J’avais bien compris à ta façon de triturer ton mobile, ta mine de bête traquée, tes gestes désordonnés, que tu étais plus que préoccupé. C’est seulement lorsque tu as fini par te lever, un peu trop brusquement sans doute, que ma tasse a voltigé.

Tu pleurais amour, oui, tu pleurais. Cela va te paraître bizarre, mais je n’avais jamais vu un homme pleurer ; je n’avais pas besoin de dessin pour savoir que j’étais à cet instant précis, totalement foutue. Raide, dingue, folle, peu importe, de toi et seulement toi.

Je t’entends d’ici.

_ Alors petite, il faut pleurer pour te plaire ?

J’ai froid.

Je n’ai pas voulu quitter la place près de la fenêtre entrebâillée. Le vent la pluie dansent encore dehors leur valse endiablée. Je suis bien que pour me souvenir, tant pis pour les frissons à répétition.

_ Vous désirez ?
_ A cette heure… un chocolat. Et puis… ajoutez un fondant. Bien quoi, varions les plaisirs et les desserts !

J’avais failli crever de ne plus m’alimenter, ce soir et à l’inverse je crèverai de “ trop ”.  Après tout, il faut bien mourir un jour.
Le serveur me regardait avec un air mi-figue mi-raisin, ne sachant pas trop si ma tête à l’envers l’était par la pluie, ou si j’étais une déglinguée de plus. Un peu des deux certainement, mais je m’en fous ! Je n’aurais pas besoin de me forcer à être douce et bien élevée. J’étais bien loin à minuit une de l’ange, bien plus près du démon.

Mon cœur va s’arrêter.

Tu es là. Oui oui, juste devant moi, à quelques mètres. Tu n’es pas seul Paul. Tu as le culot de venir ici avec une autre !

Mon cœur, je le sens, est en train de rendre l’âme Paul.

Tu lui souris, tu l’embrasses.

Je meurs Paul.

Où sont tes promesses ? Qu’as-tu fait de ton amour pour moi ?

Oublié ?
Rayé ?
Déchiré ?
Envolé ?

J’ai un vertige Paul. Je te vois, je me vois, je la vois, tout tourne et se mélange, je tombe. Il me semble entendre un claquement, une détonation.

Quelle est cette douleur intense ?
Dis, est-ce que c’est ça mourir ?
Mourir d’amour ?
Mourir tout court ?

Ma main Paul… elle est rouge de sang,  rose de cœur.
Je ne suis pas Juliette, tu n’es plus mon Roméo.
Pourquoi ?

J’ai peur.

Il fait noir.

Où suis-je ?

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte  & Photo

 




22 février 2014

~ L'écriture ~

L'écriture n'est pas une science exacte.

Quand le lecteur y croit, c'est sans doute que celui qui a “ griffé ” l'histoire a su passer le message & les pensées qu'il avait en tête (parfois sous couverture ... )

Savoir démêler le faux du vrai est tout un Art.

Sans doute faut-il se laisser “ manipuler ” par les mots & les phrases sans chercher plus loin, passer ainsi dans une autre dimension, un univers parallèle, entre rêve et réalité... 

 

© Texte Nathalie K.

Les mots de celle qui écrit

 

31 janvier 2014

~ Retour de conversation ~

Comment ça trop vieux ?

Bien oui, il y a des acteurs plus actuels avec qui tu peux t’imaginer, te projeter dans la vie, des canons quoi !

Et bien je ne dois pas être normale, moi j’aime les vieux ; et puis d’abord je ne le trouve pas vieux. Il fait partie de ceux que j’ai envie de serrer fort et de protéger. Les hommes « tendresse calinoux » Tu as peut-être raison finalement, même à 15-16 ans mon imaginaire a toujours galopé avec des mecs de 15 ou 20 ans de plus. Bon, en vieillissant j’ai raccourci la différence.

Tu es cinglée !

Pourquoi ? Sans doute la « présence absente » du père que je cherchais. Pourquoi alors ces acteurs-là, ça aurait dû être l’inverse, mystère non élucidé…

Tu es space Nath.

Lalalala… surtout que c’était plutôt moi qui avais besoin d’être protégé. Les nana’s aiment bien ça de toute façon, pas toutes, mais la plupart. C’est mon côté « mère poule, sans canard » et puis voilà.

Il ne faut pas prendre l’exemple des « rentre-dedans » celles qui se prennent plus fortes que le roquefort. Elles auront beau tourner et virer, se croire plus dégourdie que les hommes, elles n’auront jamais une queue entre les jambes. Les nénettes resteront que des femmes qu’elles le veuillent ou non !

Exact Pauline. Pour ce qui est de la beauté, je crois que j’y attachais beaucoup plus d’importance jeune. Tu vas me dire qu’en vieillissant bien obligé de rabaisser mes prétentions, quoique…disons que c’est moi qui ne me fie plus du tout à l’apparence après tous les cons que j’ai pu croiser. C’est plus de l’ordre de l’instinct.

Tu ne vas pas recommencer encore avec ton instinct de « bête ».

Animal, pas de bête ! Instinct « A-NI-MAL ». Tu sais, ce qui ne se voit pas, qui se ressent et va au-delà de l’apparence et des manières.

Et dans le cas de ton acteur qui fait partie de « ta liste tendresse » c’est ton instinct « A-NI-MAL » qui t’attire vers lui en regardant ses films ?

Oui, revenons à nos moutons, oups, au sujet du départ. C’est un acteur donc pour les apparences je suis mal barrée, mais bon, dans tous les films que j’ai pu le « croiser »…

Le « croiser » ?

Evidemment, à part le croiser à travers un écran je doute que l’on se trouve face à face un jour (dommage), il me fait littéralement craquer.

Au fait, tu ne m’as toujours pas dit quel est son nom et pourquoi tu le défends bec et ongles ?

Ce soir sur France 2, et oui encore, il y a l’adaptation du livre de Gilda Piersanti « Bleu catacombes » & Patrick Chesnais joue dedans le commissaire Rousseau. Et puis il y a Jane Birkin. Je ne sais pas ce que ça va donner, ce n’est pas toujours « au poil » les adaptations de bouquins, en tout cas je serais devant ma TV.

Avec l’article que tu viens de m’en faire, je ne regarderai plus Patrick Chesnais de la même façon, vivement ce soir !

Patrick Chesnais


Tu sais, ma « liste » est longue… il y en a d’autres (grand éclat de rire)

Affaire à suivre…

Petit Roseau - Nathalie K

© Texte

 

17 octobre 2013

“ Fin ” ou “ Intro ” …

groupe XX

Pour moâ,

“ Aujourd’hui

est une page

de

“ Fin ”.

 



Pour d’autres,

c’est une “ Intro ”…

C'est en prenant des sphères parallèles, que j’ai découvert cette musique qui m’hypnotise,  m’appelle, m’interpelle, m’ensorcelle, j’aime tellement… j’ai poursuivi ma route et j’ai découvert un groupe “ XX ”.

Pour vous, pour moâ, pour qui ça intéressera, écoutez … coeur qui bat

 

15 juillet 2013

♪ Peur de moi... ♪

Patrick BruelIl y a

Dans mes refus de dire je t´aime
Plus d´amour que dans les poèmes

Et que dans tous ces mots-là...

Si tu vois,
Flotter une larme bohème

Dans les yeux, mon cœur s´y promène

C´est qu´alors je pense à toi...

C´est comme ça,
Le bonheur n´est pas géomètre

J´ai pas de plans à te soumettre,

Je sais pas le faire marcher droit...

M´en veux pas
Si je ne peux rien te promettre

C´est que je voudrais tout peut-être

Et ça ne me suffirait pas...

Pas à pas
Je parle à tâtons et j´effleure

Tous ces mots qui reprennent couleur

Quand je les pose sur toi...

Et je vois
Les rêves qui hésitent encore

Prendre la forme de ton corps

Et je souris malgré moi...

Jusque-là
J´croyais à peu près me connaître

 

J´ai tout jeté par ta fenêtre

Pour mieux m´apprendre dans tes bras...

M´en veux pas
Si je ne sais rien te promettre

À part dans ces phrases muettes

Que je vagabonde sur toi...

Laisse-moi le temps de t´aimer sans penser au-delà

Tu me souris et tu te tais, mais tu ne comprends pas...

Laisse-moi, le temps de trouver l´empreinte pour mes pas

À force de t´avoir cherchée, j´ai un peu peur de moi...

Peur de moi...


Est-ce que ce n´est pas autre chose

Tu m´apprivoises et je dépose

Mes ombres fanées derrière moi...

Peur de quoi...

Peur de l´avenir qui se glisse
Entre ma peau et mes caprices

Quand je me perds au bord de toi...

Peur de quoi...

Tout simplement de reconnaître
Que tout est là, dans ces peut-être

Qui me chavirent autour de toi...

Peur de moi...


Il n´y a rien d´autre à comprendre
Toi tu voulais des mots plus tendres,

Et moi... je te parle de moi...

Il y a
Dans mes refus de dire je t´aime

Plus d´amour que dans les poèmes

Et que dans tous ces mots-là...
Et que dans tous ces mots-là...

 

Patrick Bruel

 

 

 

21 avril 2013

≈ “ Il ” ne s’achète pas… ≈

Si tu crois “ l ” obtenir avec du sucre, du miel,
n’y pense même pas.

Sinon’si, sinon’si,
Ča n’marchera pas,

“ Il ”  ne s’achète pas…

Si tu y tiens vraiment, comprends,
c’est avec le temps.

Sinon’si, sinon’si,
Ča n’marchera pas,

“ Il ”  ne s’achète pas…

À coup de sourires & de faux-semblant,
surtout ne fais pas de plan.

Sinon’si, sinon’si,
Ča n’marchera pas,

“ Il ”  ne s’achète pas…

Tout ce qui brille, scintille, pétille,
Ce n’est pas ce qui le fera.

Sinon’si, sinon’si,
Ča n’marchera pas,

“ Il ” ne s’achète pas…

Simple regard, minimini attention,
zeste d’affection, un soleil’rayon,

 (c) Nathalie K_ Marguerite


Č’est ce qui fera,
que ça marchera…


Entre toi & moi.

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte & Photo

 

 

7 janvier 2012

J’ai ressorti mes « archives » …

Suite à l’intermède « Léclair », je n’avais pas fini de vous raconter ma promenade de novembre dernier.

Je sais que toutes les régions n’ont pas eu la chance de voir un peu de soleil ces derniers jours, voici donc quelques pages de mon « ancien  livre Mystique  griffé, & félin».

*
* *

Si Mistikgriffe avait mieux observé le paysage, elle aurait aperçu, tout près de « sa » rivière, un regard nommé « Petit Roseau ».

(c) Photo Nathalie K_deuxpasdechezmoâ

Sans façon je ne voulais déranger Mistikgriffe. J’accordais donc mes pas dans les siens, le plus discrètement possible.

Lorsque je lus l’écriteau à l’entrée d’une des maisons du « vieux village », je souriais intérieurement. Impossible de passer à côté de cette information des plus « italo-provençale », sans chercher si le « gatti » n’était pas aux alentours.

2535messagentreeporte

Vous vous souvenez ?

Nous avions conversé avec le serviteur du Roi, du moins, le responsable de sa garde rapprochée. Il nous avait demandé de montrer « patte blanche » et de se présenter.
 chatprisenhauteur

À l’affût du moindre fait et geste, le matou avait à cœur ses responsabilités. La couleur de sa « robe officielle » lui rappelait sans cesse son devoir. Par la même occasion, elle indiquait le grade qu’il occupait dans le quartier.

*
* *

Non mais ! Regardez-moi un peu celle-là …
À quoi joue-t-elle ?
Hé Blanchette !
Tu n’as pas fini de minauder devant les étrangères de passage !

chatregardtourné

Oh toi ! Tu ferais bien de la mettre en veilleuse !
Ne t’imagine pas que ton « costume » te donne le droit de m’interpeller ainsi…

Primo, je ne « minaude » pas, je profite du soleil en me protégeant les yeux,
Secundo ce ne sont pas des étrangères, mais des villageoises en promenade,
Tertio, ce n’est pas un jeunot qui va me dicter ma conduite, non mais !

2546chatquidort

Voyez un peu comme on me parle !
Aucun respect pour la corporation qui assure la protection et le calme des lieux… de quoi rendre son tablier !


Aaaah... c’est bien parce que j’ai ma profession chevillée aux « pattes » que je continue ici ! Sinon, il y a longtemps que je serais allé trainer mes « patins » ailleurs…

chatdepres1

 Nia nia nia… Écoutez-le radoter le petit blanc-bec !
Ce n’est pas aux vieilles « minettes » que l’on apprend à faire des « ronrons »

Je miaulais dans le quartier du haut, il tétait encore sa mère !

Le roi aurait dû mettre à sa solde le « petit noir ».
Il ne faut pas se fier aux apparences... il n’est pas trop causant, mais il a l’œil à tout !

2541chatquisurveille

J’entends que l’on parle de moi !  
Aaaah, c’est mémé grisette…
À qui raconte-t-elle sa vie aujourd’hui ?

2544chatnoirauxaguets

Je rêve ou elles sont deux ?
Voilà maintenant « l’autre » qui a sorti un étrange appareil…

2545chatnoircurieux

Mais elle m’a pris en photo !

sep

Vous l’aurez compris, comme dans de nombreux villages de France et de Navarre, la gent féline est très protectrice de son quartier et ses colocataires.

Mon village n’a pas failli à la règle...

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte & Photos

15 juillet 2012

Je suis ici et là...

De temps à autre je déposerai quelques mots sur Lylie cartomancie. A l'occasion, et/ou par curiosité, si vous voulez me lire.

Ce sera une vision très personnelle de ce monde qui attire, fait peur, interroge, peu importe. Un journal « Au-delà du réel », une photographie de mes pensées de l'instant. (un lien direct est sur la colonne de droite)

 

tetierelylcart2012

 

 

*** Du plus loin que je me souvienne, certains contes de mon enfance parlaient de sorcières vilaines  aux cheveux roux [lire la suite ...]

 

 

7 avril 2012

Par quelques ricochets...

Un retour sur mon adolescence par quelques ricochets, même si c'est une version plus rythmée de « Forever young » que j'ai en tête.

D'un film, « Pour lui »,  vers un réalisateur, jusqu'à un acteur, à nouveau un réalisateur, Jean-Luc Godard (1965) me voilà avec Alphaville et des milliers de souvenirs, j'aime ça...

 

18 janvier 2012

Quand « Soleil » joue à cachette…

Soleil d’hiver avait l’humeur taquine. Il avait décidé ce jour-là de jouer à cachette. Profitant de mon aveuglement alors qu’il était dans le ciel, « Soleil » faisait miroiter de mille feux ses rayons dans l’eau.

۞  ۞
۞

- Où suis-je ? Me dit-il de son air le plus charmeur.

- Comment pourrais-je le savoir ? Je ne suis qu’un « petit roseau » !
Chaque fois que je veux t’approcher, te toucher,
je n’obtiens que des ronds dans l’eau…

 ©Nathalie K_18 janvier 2012_chez moâ

- Regarde mieux, c’est moins sombre par ici !

- J’ai beau écarquiller de toutes mes forces les yeux,
tendre la main pour t’attraper,
je ne suis qu’un roseau mouillé…

 2638soleilcachecachepetitecascade14janv2012

- Si tu ne le peux par là, alors que la cascade te guide,
je m’éteins et disparais !

- Rien à faire, tu me demandes l’impossible…

 2631soleilcachecache14janv2012

-  Tant pis pour toi,
je pars ailleurs voir si les roseaux sont plus « verts »…

 2639soleilpontcascade14janv2012

Sur ces mots, comme si « Soleil » avait mis sa puissance en veille, je me trouvais dans l’ombre la plus totale. Seul le chant de l’eau courant sur les pierres, me fit comprendre que notre astre lumineux avait pû me faire une blague.

۞  ۞
۞

J’appris, mais un peu tard,
qu’il est impossible d’attraper « Soleil » !
Astucieux, facétieux, rusé,
coquin, mutin, magicien,
il paraît et disparaît à sa guise,
ayant pour seul chemin,
celui de « La Liberté »...

۞  ۞
۞

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte & Photos

4 juin 2015

🍃 ~ Comme un p’tit coquelicot ~ 🍃

Il y a quelques jours, quelques lunes, empruntant les chemins de traverse, j’ai rencontré les damoiselles aux robes rouges flottant au vent.

Moins nombreuses qu’à l’habitude, les belles n’ont pas manqué de me faire signe en souriant, pavoisant toutes coquettes, fières de leur conquête à qui voulait les contempler en passant…

fleurs séparateur© Texte & Photos   Nathalie K

fleurs séparateur

© Nathalie K ~ 24 mai 2015 DSCN0310

 

© Nathalie K ~ 24 mai 2015 DSCN0290

 

© Nathalie K ~ 24 mai 2015 DSCN0288

 

12 janvier 2013

♪ Elle prendra que mon âme... ♪

francis lalanne

mais elle n'aura pas mon coeur...

Ce matin, alors qu'une partie du monde était encore endormie, un petit air est venu voleter près de moi.

Certes, il est entre-deux univers, pas des plus joyeux, toujours mélancolique, je me souviens à l'époque que le film Le passage m'avait beaucoup émue.

Je n'ai jamais été très forte à expliquer l'inexplicable... ce soir, il me retrouve & je le pose sur mon espace, comme une pensée, en passant... 

 

13 avril 2018

~ Aucun briseur de cœurs ne décryptera nos codes ~

Tu venais voir à intervalles réguliers si je ne t’oubliais pas.

Depuis le temps, tu savais que ce n’était et ça ne serait jamais le cas. Tu savais aussi que ton chien de garde, ton garde du corps, ton homme à tout faire, ta muraille de Chine, ton mur de Berlin m’agaçait au plus haut point. Le mot est faible pour décrire ce que je ne pouvais rayer de l’horizon de mes pensées vers toi.

La pluie tombait depuis plusieurs jours.

Elle venait se fracasser tantôt sur les vitres ou sur le bois des volets clos. Nous étions en avril, c’était le mois de mars qui continuait à jouer son concerto. Les fleurs, les oiseaux, menaient paisiblement leur vie, pas dérangés le moins du monde. Je les contemplais de loin, tel un paradis à la fois si proche et si loin. Réflexion faite, un peu comme toi.

Ma voix remontait peu à peu en surface plus régulière et apaisée.

Je sentais encore, parfois, la plume insidieuse, vicieuse, venir me chatouiller tout près du cœur. Chaque quinte de toux me laissait exsangue. C’était comme un orage, le grondement du tonnerre, l’éclatement des éclairs qui résonnait dans tout l’appartement.

Bien évidemment j’étais là.

Je t’écoutais, je te regardais, je t’admirais... toujours de loin, une vraie paria. Comment faire autrement. Dès que j’apparaissais, ton protecteur en armure montrait les dents. Sans doute imaginait-il que je ne connaissais ni son nom, ni même son existence qui liait sa vie étroitement à la tienne. J’ai vu ton regard triste, je connais tes sourires qui cachent les larmes au fond de toi. Comment ne pas sentir et ressentir, nous sommes si souvent mêmes.

Se faire une raison, c’est bien ce qu’ils disaient…

Ma raison était là, nos souvenirs aussi. Rien ni personne ne pourrait nous les arracher, les prendre, les supprimer.

Aucun briseur de cœurs ne décryptera nos codes.

Le fil des sentiments suit celui de l’amour. Le temps pourra passer, le temps comme le vent feront tourner la roue.

Un jour c’est sûr, je dirais encore « nous ».

1

© Texte  Nathalie K

13 avril 2018 ~ 22 : 14

© Photo Jemwong

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10 janvier 2016

~ Je suis venue te dire ~

Lylie it's me avatar 2005_2014

Il y a un temps pour tout.
Roseau2012 écrit sa dernière page & referme le livre.
Il s’en va vers d’autres rives avec ses mots, ses photos,
sa musique, son tempo.

 

 


Que le vent vous porte et vous protège.

 

fleurs séparateur© Texte    Nathalie K

 10 janvier2016 – 10: 05

fleurs séparateur

Roseau 2016 

http://roseaufildutemps.canalblog.com

2

18 juin 2019

~ Le concerto invisible ~

Il suffit parfois de si peu de chose pour s’aménager un coin qui repose.

Une touche de bleu, une touche de rouge, ‘quelqu’unes’ de rose. Lumières, loupiottes endimanchées, douce fraicheur de début d’été, silence de fin de journée.

1

Écoutez…
j’entends siffler.

Écoutez…
j’entends chuchoter.

Écoutez…
dans les feuillages,
au cœur des fleurs
sur ce buisson
et dans cet arbre.

Écoutez,
écoutez bien,
le spectacle du soir commence,
la chouette est là.

Concerto invisible et tourbillonnant de la nuit.

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© Texte    Nathalie K

18 juin 2019 ~ 21 : 55

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9 avril 2018

~ Tout change, à dire vrai, moi aussi ~

Reprendre le contrôle n’est pas toujours drôle.

Obligée depuis quelques jours d’entrer dans le silence par la faute d’une corde vocale éraflée, par je ne sais quel courant d’air mauvais. Du coup, je suis restée un peu plus longtemps dans la vie et sa fatale réalité.

Finalement, pas très compliqué de ne plus communiquer à l’oral comme à l’écrit. Plutôt simplissime de se désintoxiquer de ces clics, de ces clacs virtuels, numériques, webistiques. Plus retords à gérer les signes et les demi-tons de perroquet étranglé.

Et puis, la question.

Revenir oui ?
Revenir non ?
Revenir oui et non.

La voix,
est revenue en zigzag, indisciplinée. Trop aiguë ou trop grave, en bas volume ou à plein décibels. En véritable rebelle, complètement déchirée, entrecoupée parfois par des aboiements de toux.

L’écriture,
un peu, sans vraiment être là, en surface deci-delà, la juste dose que je veux moi. Sans automatisme de direction, d’obligation, de compassion, juste « en réaction ».

Où je veux, quand je veux, avec qui je veux.

Égoïste ?
Autocentrée ?
Narcisse ?
Timbrée ?
Givrée ?
Flinguée ?
Fêlée ?

Bien oui,
mes silences ne se passent jamais en silence, mais dans l’agitation, toujours plein d’ondulations. Même dans mon sommeil une « peur auditive », un appel de passage, un réveil « tout en  palpitations », insomnie qui s’installe, le cœur qui s’emballe.

Le monde ne va pas bien, autant vous dire que ces derniers jours, moi non plus.

La planète s’inverse et tout change, à dire vrai, moi aussi.

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En attendant de retrouver un certain équilibre, j’écris ici ces quelques mots pour vous, pour d’autres, pour moi, je ne sais plus vraiment.

Voilà que la « toux moqueuse » se fout sans aucune gêne de moi. Une fois encore, elle me laisse sans voix.

Tant pis, pensais-je, et qui vivra verra…

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© Texte  Nathalie K

09 avril 2018 ~ 21 : 38

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7 mars 2019

~ Jusqu’à la fin de la nuit des temps ~

Tu peux me faire confiance, ce qu’il y a de bien avec moi c’est que je ne suis d’aucun circuit. Tu ne me croiseras jamais sur aucune route tracée, pavée de flonflons ou de paillettes à moins de faire la fête. Les seuls chemins qui m’attirent sont ceux qui se nomment, émotion dans le cœur, amour en battements d’ailes, regard vrai sur le mien.

Depuis toutes ces années, tu sais ça tout aussi bien que moi. Eux, bien sûr, ne savent rien, ne savent pas.

J’observe en souriant ces moqueurs qui t’entourent. Ils sont si peu de chose, je te l’ai souvent dit, mais bon Dieu que je m’en fous.

2

Si tout autour de ma vie, le soleil brille chaque jour, mon horizon reste encore ciel de gris. Ce n’est pas de mon fait, mais toujours celui des autres.

Qui sont-ils ?

Des autres que l’on ne peut rayer.
Des autres qui me font enrager.
Des autres qu’il m’arrive parfois d’avoir envie de tuer.
Des autres qui ajoutent un frein sur tous ceux que j’ai déjà mis moi-même, inconsciemment, au fil des jours du temps.

Oui, comme une envie de « tout foutre en l’air ».

Tout quoi ?
Tout moi.
Tu plaisantes ?
Non.
Tu penses à moi ?
Oui. Tout le temps.
Alors ?
Alors… alors à ce jour, si tu n’étais pas là ce serait déjà fait.
Arrête de dire des conneries.
Je suis sérieuse.
Pfft !
Peureuse, pas courageuse.

Et…

Et si un jour je venais à disparaître, sache que je t’ai aimé, beaucoup, vraiment, passionnément, intensément, si fort que l’empreinte sera en moi jusqu’à la fin de la nuit des temps.

 

 1© Texte    Nathalie K
05 mars 2019 ~ 17 :45

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28 juin 2018

~ Erotic dream ~

De mes rêves éro’ tics
Elle en faisait des pics
Qu’avait-elle cette vieille bic
A écouter aux por’ tics

Sleepy Time Gal - Gil Elvgren 1944__ 5

Amours luna’ tic
En va & sex’ it
Hormonaly’ tic
Qui t’emmerdent et te pic

J’en riais, j’en riais,
Carla bic
A l’oreille ô blic
N’avais rien d’éro’ tic
Juste une langue qui pic
Porque porc et pic.


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© Texte & Photo  Nathalie K
26 juin 2018 ~ 16 : 33

 © Peinture “Sleepy Time Gal” de Gil Elvgren (1944)

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4 janvier 2018

✍️ Condamnés à nous aimer ~ 🔹🔹🔹

Il fallait bien se rendre à l’évidence, nous étions condamnés à nous aimer.

J’ai essayé de t’oublier, je me suis obligée à sans cesse me répéter que tu n’étais qu’une illusion perdue, un joli rêve pour avancer, un point marquant à disparaître.

Non et non, rien à faire.

Ce trait d’union gravé au plus profond de moi, ne me lâche pas, ne me quitte pas.

Le commun des mortels aurait éclaté de rire si je lui avais raconté le fil de notre histoire. Si je ne le vivais aussi intensément, sans doute que j’aurais ri aussi de bon cœur.

Aujourd’hui, le ciel couvert de gris laisse entendre le chant du vent et de la pluie. Mes pensées tourbillonnent d’un bout à l’autre du jour ou de la nuit, ne me laissant pas un instant de répit.

Dis-moi amour, quand donc pourrais-je enfin tourner la page ? Á moins que non, écrire une nouvelle page.


Sans eux, juste « Toi et Moi »...

 

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© Texte  Nathalie K
03 janvier 2018 ~ 16 : 34  

 

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