Canalblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Petit Roseau au gré du vent, du temps, des mots, quelques photos.
Publicité
31 octobre 2012

J'ai vu la lumière...

marc lavoine

 

 En passant par là...

elle s'est jetée sur moi,

on peut s'y perdre pour toujours coeur qui bat

 

 

Publicité
20 octobre 2012

Ω … J' l’aime beaucoup aussi…

Je ne t’ai jamais parlé de lui, j' l’aime beaucoup aussi. Viens près de moi, je vais te le “ raconter „.

3387jardinbanclepuysaintereparade25aout2012

Ce n’est pas un homme que tu remarques immédiatement. Pourtant, je me rends dans ce café régulièrement. Paul, c’est son prénom, est plutôt du genre à se fondre dans le paysage, le décor. Il m’a fallu du temps pour me rendre compte qu’il était comme moi. Il ne perdait pas une miette du va-et-vient incessant des serveurs, clients, faux pas et autres.

Il s’installe toujours à la même place. La table basse avec cabriolet, près des fenêtres. Tu sais, celle que je préfère… la faute à pas de chance, il n’y a que deux tables, les trois quarts du temps elles sont occupées, je fais avec.

Tous les jours je “ me balance „ sur la banquette, pas très loin de lui finalement. Je me pose, prends mon bloc, et puis…

J’écoute, j’écris,
j’observe, j’écris,
 je respire, j’écris,
 je m’énerve, j’écris,
 je ris, j’écris,
 je rêve, j’écris,

une pause… je reviens à la vie.

- Vous désirez ?

Là tu me connais, je passe pour la conne de service lorsque je regarde le serveur, les yeux dans le vague, encore dans mon film. L’impression de sortir d’un rêve, de ne pas le comprendre. C’est toujours au second coup de semonce que j’atterris et réclame mon café.

Ce jour-là, je suis revenue à la vitesse de l’éclair parmi “ l’agitation humaine „

- puis-je m’assoir ?

Depuis des mois que je le croisais : “ puis-je m’assoir „ il m’avait dit… et il le fit !

Le plus étrange dans tout ça, c’est que je n’ai pas réagi. Nous étions face à face, il ne parlait pas, moi non plus. Nous nous regardions mais… vraiment, sans tabou, les yeux dans les yeux ! Sans un mot, juste un sourire, en “ ombre chinoise „ une taquinerie muette.

C’est dans ce genre de situation que tu rêves de te planquer sous le tapis, te cacher à l’abri derrière des verres fumés… mais alors, très très fumés !

Lui, se moquait ouvertement, avec délectation. Il finit sans doute par avoir pitié, et de sa voix la plus charmeuse il me dit :

- nous nous connaissons il me semble ?
- il me semble en effet …

Quelle belle entrée en matière ! Mais quelle gourde ! J’avais l’impression d’être revenu trente ans en arrière, lorsque à mon grand désespoir il me fallait monter sur l’estrade et réciter un texte à l’instit ! Comme quoi tu vois, l’enfance laisse des traces indélébiles. Ma timidité maladive m’avait retrouvé comme par magie, aussi vivace et déstabilisante qu’à dix ans !

J’étais morte de honte…

- vous écrivez ?
- ça m’arrive…
- moi aussi…

Je me demandais comment j’allais me sortir de là. Je me sentais prise au piège, comme dans un trou à rat. Au fond, je ne comprenais absolument pas pourquoi je me mettais dans cet état-là ?

Alors… pourquoi ?
Il me troublait… enfin… je crois !
Quel âge a-t-il ?
Je ne sais pas. Je n’ai jamais été très forte à ce jeu là. Un peu plus vieux que moi… enfin…je crois !

Et alors ?

Alors Paul s’est mis à parler, parler, parler…
Sa vie, ses amours, ses emmerdes, j’ai eu l’impression qu’il n’avait eu personne pour l’écouter depuis des jours, des années. Il finit par m’avouer qu’il tenait un journal. Des mots pour une vie, une vie pour des maux. Il s’y est agrippé comme à une bouée, jusqu’au jour où il l’a égaré… puis, retrouvé !

Où ça ?

Chez un éditeur… oui oui, je t’assure, ce n’est pas une blague ! Entre deux pages, Paul avait laissé une carte de visite personnelle, la direction l’avait recontacté.

Et après ?

Après, ils l’ont publié.

Belle histoire n’est-ce pas ? Si seulement je n’avais vu son regard changé, un voile sombre s’installer, une vague océane envahir son visage… Sans préambule il s’est levé, a pris mes mains, les a serrées.

Oh, il n’avait pas besoin d’en dire plus… je savais, je comprenais, je ressentais.

Paul venait à cet instant même, de retrouver sa liberté…

 

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte & Photos

 (c)Nathalie K_Le Puy Sainte Réparade (13)

 

14 octobre 2012

Ω … Encore quelques pas… Ω

J’essaye tant bien que mal de me souvenir, tout me semble si loin…il m’arrive parfois d’imaginer, qu’au détour d’un sentier je te retrouverai.

Foutaise !

Trop perdue pour que “ mon „ fil d’Ariane te mène jusqu’à moi.

Serais-tu déçu ?
Sans doute…
Serais-tu surpris ?
Nul doute…

Le temps,
longtemps,
est désespérant.
Pourtant,
j’attends,
éperdument.

Mais quoi, finalement ?

Au loin,
j’entends,
le grand chambardement.
Plus près,
juste un “ murmurement „
à peine un chuchotement.

Distance
qui rapproche,
qui va, qui vient,
au gré du vent,
étrange sentiment.

Dis-moi,
Mais qui es-tu vraiment ?



Ferme les yeux…

Oublie ceux qui t’entourent.
Oublie ton décor.
Oublie l’agitation,
fais une pause à ta vie.

Imagine…

J’entends craquer une branche, je suis sûre que tu l’entends aussi. Lève la tête ! Un écureuil vient de passer, l’air de rien, un éclair orangé. Regarde ! Il n’a laissé que l’écorce de sa pigne de pin. Je vais toucher l’arbre, il me semble “ blessé „.

Il pleure… ses larmes sont parfumées.

Si je me posais ?
Après tout, à quoi bon continuer ?
La lumière du jour est en train de baisser, j’ai peur, mais je ne veux pas te quitter.

Instant de transition, entre chien et loup, couloir entre jour & nuit.

Un cri rauque me fait sursauter…d’un battement d’ailes, un oiseau m’effleure. Calée contre la chaleur des racines de l’arbre “ triste „ j’écoute “ s'écouler la vie des choses „.

Au coin d’une venelle, j’aperçois s’éclairer un halo orangé, puis un autre, puis un autre… des milliers de lucioles laissent apparaître l'ombre du village apaisé.

Ecoute…

Le clocher sonne le rappel ! Son “ marteau „ ne s’économise pas. Il bat, tel un métronome, le tempo des heures et du temps qui passe.

Respire…

Je sens l’humidité de la nuit, je me lève, je vais rentrer.
Les yeux me piquent, un peu. La fumée des cheminées qui viennent d’être allumées doit en être la cause.

Le retour…

Je resserre ma veste, rabat ma capuche, protégée dans cette chaleur rassurante.

Et toi ?
Tu n’as pas froid ?
Rapproches-toi,
fais comme moi,
Couvres-toi !

Encore quelques pas,
et tu seras chez moi…

 

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte & Photo

 

(c) Nathalie K_ mes petons

Vous serez sans doute décontenancé à la lecture de ce texte écrit hier soir.

J'ai lancé voire balancé mes pensées “ en vrac „ sans vraiment d'histoire, juste un ressenti qui va & vient, une conversation folette, conversation à voix écrite. Viendra un jour où le chemin des contes, récits, ou autres sera enfin de retour, ce n'est absolument pas le cas depuis un bon bout de temps.

Que faire ?

Laissons le temps au temps, en attendant, gardons l'instant présent, et contentons nous en... heu, est-ce bien français tout ça ? Non ? Tant pis, c'est dit !

Nathalie K.

 

 

13 octobre 2012

Quand “ Louis „ joue…


les notes s’envolent comme “ petit'elle „

louis_bertignac

Comment rester indifférente lorsque Louis Bertignac joue du Jimi Hendrix ? Moâ, je n’sais pas.

Je dis seulement : merci coeur qui bat

 
Petite Aile 

Elle marche au travers des nuages
Avec un esprit de cirque
Qui court librement.
Papillons, zèbres et rayons de lune
Et des contes de fée

C'est la seule chose à laquelle elle pense...
Chevaucher le vent

Quand je suis triste, elle vient vers moi
Avec mille sourires
Qu'elle me donne gratuitement

Tout va bien, elle me dit,
Tout va bien
Prends tout ce que tu veux de moi
Tout.

Vole, petite aile…



 Louis Bertignac       Jimi Hendrix    

Parce que j'aime, j'aime...coeur qui bat

 

 

 

 

 

 

 

 

12 octobre 2012

Tu as raison Jules...

ange

“ Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu „

“ Qu'importe ce que je fais ! Demandez-moi ce que je pense... „

“ On ne peut pas pleurer et penser, car chaque pensée absorbe une larme » „

“ Penser, c'est chercher des clairières dans une forêt. „

“ Le rêve, c'est le luxe de la pensée. „


Jules  Renard

Publicité
11 octobre 2012

≈ Tu devrais savoir ça ! ≈

Pourquoi ?

Je ne comprends pas...
ne m’abandonne pas !

J’suis toujours là !

≈ Depuis les années,
Tu devrais savoir ça ! ≈

 Ne les écoute pas,
ils ne te méritent pas !

J’suis toujours là !

≈ Depuis les années,
Tu devrais savoir ça ! ≈

 Je connais tes vagues,
ton “ mal d’âme „
Je vis,
suis,
tes replis d’ailes…

j’suis toujours là !

 ≈ Depuis les années,
Tu devrais savoir ça ! ≈

Je tombe aussi,
parfois,
comme toi…

j’suis toujours là !

 ≈ Depuis les années,
Tu devrais savoir ça ! ≈

Quand le soleil se lève,
tu es là !
Quand je ris,
tu es là !
quand je pleure,
tu es là !

 ≈ Depuis les années,
Tu devrais savoir ça ! ≈

Alors pourquoi ?

Reviens-moi !
Je suis toujours là…

≈ Depuis les années,
Tu devrais savoir ça ! ≈

 ≈ ≈

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte & Photo

©Nathalie K_château Val Joanis_ Pertuis (84)

 

Post-scriptum 23:50, merci Michel d'être là...

 

 

9 octobre 2012

J’ai visé “ le ciel de Francis „ …

 cabrel-gassian103Je ne connais le nom de ce vent d’octobre qui souffle sur les branches de l’année 2012, mais la musique et les mots se sont tous donnés rendez-vous.

Mon ami, mon frère, mon confident, celui qui m’accompagne depuis tant et tant d’années, présent depuis mon enfance, adolescence, encore aujourd’hui, je veux parler de mon cher Francis Cabrel fait son retour.

Il “ Vise le ciel „ et apparaît avec son album. Je sens que je vais le suivre, encore et encore…

  En attendant, je vous propose de l’écouter avec cet extrait en toile de fond :

Comme une femmecoeur qui bat coeur qui bat

 

 

Publicité
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 39 114
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité