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Petit Roseau au gré du vent, du temps, des mots, quelques photos.
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31 août 2014

໖ J’ai si longtemps pensé à toi ໖

Le jour s’enfuit,
le jour s’en va,
le temps se presse,
je ne te vois plus.

Jai si longtemps pensé à toi,
j’ai si souvent voulu ta voix.
Ai-je rêvé ou bien flotté
je l’ai tant voulu, réalité.


Tapi dans l’ombre
de ma vie,
amour planté,
voilà, juste  ici.



Épine fine
blessure profonde
qui ne guérit pas,
tant est vivace
le manque de toi.


On m’a dit :

tout s’efface,
tout se tasse,
tout se lasse,
tout s’en va,
tout se tait.


Ce n’est pas vrai.

Le silence.


Il est grand le silence de toi.
Il est immense le manque de toi.
Il est intense le vide de toi.


Résonance du silence
(sans toi.)
Déchirement du cœur
(sans toi.)



La porte claque.

 


Cher amour, là je suis sûre que c’est bien toi.


Seul, tu avances, blasé, fatigué, balance ton sac.


Un regard par ici, à moins que ça ne soit là.

 


Dis-moi, quand le silence se pose,

à qui, à quoi tu penses toi ?

fleurs séparateur© Texte & photo   Nathalie K.  

fleurs séparateur

 

© Nathalie K 25 juillet 2014

 

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25 août 2014

໖ Sans faux pas’mal’adresse. ໖

Un message, même voilé, a le mérite d’être clair, si l’on a l’esprit vif.
Lumière dans la nuit, qui permet d’avancer, sans se tromper.

Hélas, surprise passe,

un peu, souvent, parfois, régulièrement

par la case déception.


Bon an mal an, refermer la parenthèse encore en suspension, pleine d’interrogation. Poursuivre ce fil effiloché, même s’il est embrouillé, celui dit-on parfois, qui nous lie à la vie, sans faux pas’mal’adresse.

- Tant pis, dit la petite voix.
- Tu t’attendais à quoi ?
- Ridicule.
- Idiote !
- Naïve…
- Grosse bête !
- Toujours sur ton nuage.
- Et elle rêve & elle rêve…

Alors,

“ ridicule ”, baisse bien bas les épaules.
“ idiote ”, se sent encore plus conne.
“ naïve ”, s’imaginait avoir tant & tant vu.
“ grosse bête ”, finira au fond de sa cambrousse.

Sur son nuage, “ rêveuse ” continuera seule son voyage, en chantonnant cet air qui tournera en boucle :

Tant pis, tant pis…
la pluie est dans mon cœur,
mais tant pis…
un jour peut-être,
reviendra l’éclaircie.


fleurs séparateur© Texte & photo   Nathalie K.

   fleurs séparateur
© Nathalie K lever de soleil juin 2014

 

20 août 2014

~ Lune d’un soir d’été ~

Entre nuages & lune, mon village semble dormir. J’aspire la fraicheur du soir, comme une gourmandise.

Tel un chant rassurant, prête pour une longue veille, la chouette renvoie son écho ...

La pluie sera là bientôt, ou bien est-ce trop tôt ?

fleurs séparateur© Texte & photo   Nathalie K.

   fleurs séparateur

© Nathalie K 9 août 2014 chateaulune chez moi

8 août 2014

໖ Comme l’air que je respire ໖

Tu imaginais quoi ?
D’un trait, d’un coup d’un seul que j’allais te rayer ?
T’effacer de mes souvenirs, de mon présent
et même de mon avenir ?

 

C’était mal me connaître.

Un jour, une pause.
Une heure, une pause.
Une minute, une pause.
Une seconde, une pause.

Et le silence se pose.


Besoin de toi
comme l’air que je respire,
la source qui me fait avancer,
trouver la force au plus profond de mes pensées.


C’était mal me connaître.

Un jour, une pause.
Une heure, une pause.
Une minute, une pause.
Une seconde, une pause.

Et le silence se pose.

 

Le manque cruel de toi, parfois,
hurle si fort au creux de mon cœur qui crie,
réplique, s’emporte, il me dit :

pars loin, ailleurs,
approche du lieu sans nom,
celui qui éteint la vie.

 

C’était mal me connaître.

Un jour, une pause.
Une heure, une pause.
Une minute, une pause.
Une seconde, une pause.

Et le silence se pose.

 

Ton image revient,
une silhouette floue,
une ligne omniprésente
plus lourde & imposante,
me prend, m’emporte
comme le vent qui souffle.

 

C’était mal me connaître.

Un jour, une pause.
Une heure, une pause.
Une minute, une pause.
Une seconde, une pause.

Et le silence se pose.

J’ai pensé bien des fois,
à ne plus être là,
disparaître pour eux,
disparaître pour toi,
fuir de cet horizon,
vivre à mon diapason
plus près de la raison.

C’était mal me connaître.

Un jour, une pause.
Une heure, une pause.
Une minute, une pause.
Une seconde, une pause.

Et le silence se pose.

Amour amour,
je ne tiens pas longtemps,
la déraison me prend,
m’enlève & me soulève
ne me laisse aucune trêve.

Tu es là.

À la fois si proche
et pourtant si loin de moi.
Prisonnière ça c’est sûr
par ces liens invisibles
impossibles à distendre
impossibles à couper.


C’était mal me connaître.

Un jour, une pause.
Une heure, une pause.
Une minute, une pause.
Une seconde, une pause.

Et le silence se pose.


Quand donc le corps à peau,
la douceur de ta voix,
le parfum de ton Ô,
ton regard qui flamboie.

Un jour, une pause.
Une heure, une pause.
Une minute, une pause.
Une seconde, une pause.

Et le silence se pose…

 

fleurs séparateur© Texte   Nathalie K.

 

 fleurs séparateur

besoin de toi

 

2 août 2014

~ Ceux qui ne partent pas ~

Il est bien triste le sort de ceux qui ne partent pas.

Non pas qu’ils ne veulent pas,
non pas qu’ils n’en rêvent pas,
quand ta bourse est à plat,
et bien tu restes là.

J’ai beau y réfléchir,
non, je ne vais pas te mentir,
il y a bien des années
que je reste où je suis née.

© Nathalie K 08 mai 2014

Les uns te diront :

ce n’est pas grave.
Prend tes jambes à ton cou,
va battre la campagne,
la vie, l’agitation sont à deux pas de toi.
D’un envol, rien ne t’empêche de voir plein de couleurs nouvelles,
parle à des gens différents.

Moi, j’ai besoin d’ailleurs,
ras-le bol d’être ici,
toujours le même train train
les mêmes mots qui enferment.

Le pire dans tout ça
c’est le départ des uns,
c’est le retour des autres.
Ils te balancent leurs photos,
leurs sourires,
leurs souvenirs.

C’est sympa un moment,
tu écoutes poliment,
à la fin ça t’énerve,
tu bouillonnes
tu sens ton cœur qui crie.
Vite vite tu dis “ tchao ”
& vite tu t’enfuis.

Pour te détendre un peu, sortir du raffut qui te met à l’écart, le poste TV pavoise & il te tend les bras. Le thème, toujours le même, les conseils viennent en plus.

Après une nuit “ plus ou moins ”, tu te jettes dans ta douche. La radio te fait de l’œil, quelles sont donc les nouvelles ?  Les bouchons sur les routes, le grand chassé-croisé, la guerre par ici, un virus par là, et toi, tu es toujours là.

Maintenant c’est la crise ! Tu ne peux plus, ça ne va plus.
Certes, tu ne dors pas dans la rue, il y en a tant et tant qui y vivent ou bien en crèvent. Ils sont bien loin les pauvres de ta mélo de maux.

Je m’en fous !
Aujourd’hui ma chanson a pour titre “ égoïste ”

A force de ne rien voir,
ne rien faire,
je suis devant tes yeux,
je meurs à petit feu.

Et puis d’abord qui es-tu
pour savoir qui je suis ?
Pour savoir comment je vis ?
Si ça se trouve c’est moi,
qui demain serais sans toit.
Qui sait, peut-être que ce jour-là,
enfin, je voyagerai…

Il est bien triste le sort de ceux qui ne partent pas.
Non pas qu’ils ne veulent pas,
non pas qu’ils n’en rêvent pas,
quand ta bourse est à plat,
et bien tu restes là.

J’ai beau y réfléchir,
non, je ne vais pas te mentir,
il y a bien des années
que je reste où je suis née.

séparateur pensif

 

 

 

 

 

 

© Texte & photo   Nathalie K.

 

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1 août 2014

~ Une lumière dans “ ma ” nuit ~

Ce n’est pas parce que le silence se fait, que “ ma ” nuit n’est pas éclairée.

Au fil des jours, au cours du temps, je vois apparaître une lumière deci, de là, par ici ou par là-bas. Présence discrète, souffle silencieux, qui réchauffe & rassure.

© Nathalie K_25 juillet 2014_ DSCN1269
Je ne sais si la clarté des mots laissera à nouveau passer “ ma ” lumière, je sens, ressens, intuition fragile, infime, la petite flamme est toujours là.

Où ira-t-elle se poser ?

separateur

© Texte & photo   Nathalie K.

separateur

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