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Petit Roseau au gré du vent, du temps, des mots, quelques photos.

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29 décembre 2012

≈ … Le ciel écrit … ≈

Quand le matin, au petit jour, j’aperçois mon ciel strié, rayé dans tous les sens de craie blanche, je me pose inévitablement la question du message qu’il veut transmettre.

- joli ciel tu écris ?
Mais à qui ?
Et pour qui ?
Dis-moi, dis !

(c) Nathalie K

Imperturbable, il trace sa route sans se préoccuper du temps qu’il fait, de qui l’observe, en bien en mal, il laisse dire et médire, parler, méditer, penser, s’interroger…

ciel29decembre2012_3496


Il lui arrive parfois de gonfler le blanc de ses nuages, créant ainsi quelques cotonneux roulis. Il montre ainsi qu’il est vivant, mouvant, pas bête et même intelligent.

Sa parole est d’argent et son silence d’or… celui qui sait le comprendre à trouvé un trésor.

Rares ont le privilège de tout savoir sur lui, l’apprivoiser est moins simple qu’avec la rose de Saint-Exupéry !

cielzoomtrace29decembre2012_3497

Le soleil se lève,
superbe,
éblouissant.

-    Ne t’inquiète donc pas,
il va bien, il écrit…

Tracer sur la toile ses pensées,
l’aide à mieux respirer,
protéger,
aimer…

3495chateausoleil29decembre2012

J’ai oublié de te dire,
c’est lui, son confident.

 Petit Roseau - Nathalie K
© Texte & Photos

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27 décembre 2012

♪ Je ne suis qu'un fou d'amour... ♪

johnny-hallyday

Je n´étais qu´un fou mais par amour
Elle a fait de moi un fou, un fou d´amour
Mon ciel c´était ses yeux, sa bouche
Ma vie c´était son corps, son corps

Je l´aimais tant que pour la garder je l´ai tuée

 

Je ne suis qu´un fou, un fou d´amour
Un pauvre fou qui meurt
Qui meurt d´amour

 

25 décembre 2012

≈ … Il fut un temps…≈

Tu sais, je n’ai pas toujours été contre le tapage que l’on fait autour de Noël. J’ai simplement chaque année un peu plus de mal à prendre un air enjoué pour dire :

- Bonnes fêtes ! Amusez-vous bien !

Tous ces vœux qui sont plus une formule de politesse envers les personnes que j’aime, qu’une conviction profonde.

Oui, je sais… je t’entends d’ici t’écrier en me lisant : 

- tu vas faire encore ta « pleureuse rabat-joie » !

- point du tout ! Tu veux que je te raconte ?

Quand j’étais petite, le Père Noël avait une place bien particulière dans mes pensées. Je l’attendais avec plus d’impatience que le « Petit Jésus »…

Quoi ?

Tu ne le connais pas ? A bon…

J’ai fait connaissance avec ce dernier parce que ma p’tite maman me faisait faire le décor de la crèche avec l’étable et les santons de Pépé.

Pour revenir au Monsieur à la barbe blanche, au costume rouge & à la grande hotte chargée de cadeaux, il me faisait plus rêver que le bébé entre le bœuf et l’âne gris. Lorsque je préparais le sapin avec les guirlandes multicolores, les boules or et argent, rouges, roses et bleues, je me disais qu’il était impossible de manquer ma maison. Le clou du spectacle, était la guirlande magique… tu sais, celle qui clignote de toutes les couleurs ! Le seul à ne pas l’apprécier, c’était Réza, mon chat siamois. C’est in-extrémis qu’on l’avait attrapé les « pattes dans le sac », oups, dans le sapin ! Sans doute voulait-il y faire sa fête !

Je n’ai jamais été patiente après…

A l’école, les dessins et décorations fleurissaient sur les murs de toutes parts. Et puis le dernier jour, celui avant la grande liberté, la maîtresse nous menait au spectacle. J’étais petitoune, mais j’avais pour l’occasion ma robe de « Princesse Nathalie » ! Je n’étais pas peu fière devant les copines lorsque j’arrivais avec ma robe froufroutante ! 

Le retour n’était pas triste, nous savions que si nous restions sages, nous aurions droit à notre sachet de gourmandises… Je me souviens encore du parfum de notre brioche au sucre et à la fleur d’oranger, les quelques papillotes, et la belle mandarine qui faisaient office de cadeau de fin d’année.

Noël, c’était aussi la fête parce que ma chère cousine serait là pendant toutes les vacances. Si nous étions comme « chien & chat » souvent, impossible de nous séparer !

A ce moment-là, j’habitais une grande maison bourgeoise, qui me faisait penser à un château. Pépé et Mémé au rez-de-chaussée, et nous, à l’étage. Il suffisait à « Mimi-cousine » de passer la porte en trompe-l’œil du couloir de l’entrée, gravir l’escalier en colimaçon, pour me retrouver.

Le 24 décembre était pour Mimi, Fabien et moi, le grand soir… nous étions tous les trois fébriles et dans l’attente, à savoir de quel côté le grand bonhomme allait arriver ?

Même le chat était inquiet…

Il préférait d’ailleurs rejoindre la tranquillité des cuisines, non loin du fumé odorant des plats qui doraient, plus intéressant que la bande d’agités qui le bousculait !

Quand l’heure fatidique sonnait, nous restions consignés dans la chambre.

- Surtout ne faites pas de bruit, vous risquez de faire peur aux rennes du Père Noël !

Nous ne bougions pas d’un poil ni d’une oreille ! Les fenêtres ouvertes de la salle-à-manger claquaient, seule la guirlande clignotante était éclairée. Au bout d’un moment qui nous paraissait durer des heures, les parents nous appelaient. C’est dans un grand charivari de cris, de fracas de papier déchiré, de rubans qui voltigeaient, que chacun recevait les cadeaux tant attendus !

Depuis, les années ont passé… les aléas et les cassures de ma vie ont fait disparaître les étoiles brillantes de mon regard d’alors. Ma cruelle réalité ne voulant absolument pas donner la main à mon insouciance enfantine.

Je préfère ce soir-là tirer un grand rideau épais sur l’histoire de mes souvenirs en forme de cicatrice.

Fermer les yeux en regardant ailleurs…

Tu comprends maintenant pourquoi ?

 

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte & Photos

 

(c)Nathalie K_moi_4ans

 

16 décembre 2012

≈ …Une p'tite fleur oubliée...≈ …

Il y a des jours où j'aimerais être loin...

Rêver l'hiver en été
le printemps en hiver,
un autre univers...
est une de mes spécialités.

Vouloir un peu de rose dans mon ciel tristounet, just'une tendresse d'été, à l'image de cette p'tite fleur oubliée...

 

 Petit Roseau - Nathalie K
© Texte & Photo

 

(c) Nathalie K

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11 décembre 2012

♪ C'est le son de mon âme... ♪

Spandau Ballet

 Souvenirs...

 

Spandau Ballet 

 

True

 

 

 

 

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2 décembre 2012

≈ … 26 novembre, 8 h 37’ … ≈

 Qui a dit que le ciel doit toujours être bleu ?

J’ai pu apercevoir, ses différentes humeurs, en suivant sa palette,
en fait, tout dépend, de quel côté du monde, tu ouvres tes fenêtres.

Les uns, l’verront brillant de mille feux,
les autres, couvert, de son gris-gris pluvieux,
montrant sa face triste, ou son minois heureux,
peu importe le style, moâ, je le suis des yeux.

Ce matin-là, en un instant,
ce fut « l’éclat des cieux »,
rose & or & précieux,

je n’ai pu m’empêcher alors,
de lui transmettre un vœu…

 

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte & Photo

 

(c) Nathalie K_

 

 

29 novembre 2012

♪ Tous les matins... ♪

C'est la vie !

Il ne faut plus faire semblant...

La vie c'est du vent...

 

 

24 novembre 2012

≈ … Ouvre bien grand tes yeux … ≈

  Depuis toutes ces années,
je sais ce que tu penses.
Je l’entends, je le vois,
comme si tu étais là.

- marre que tu reviennes
sur des points
qu’il faudrait oublier !

J'fais de mon mieux,
tant que je peux,
j’essaye d’éviter.

Ils sont du genre tâches,
qui s’attachent,
s’amourachent,
sans relâche,
même s’il arrive qu’ils se cachent.

Les jours « soleil » sont rares,
plus présente est la lune,
en croissant,
pleine ou sombre.

Tu dis que tu n’comprends pas. Dans ma bulle tu n’vis pas.

La tienne est scintillante,
brillante,
étincelante,
trépidante et sans appréhensions ou interrogations.

 Vivre dans le présent, l’instant, chante comme « Utopie ».

Tu l’fais,
je l’fais,
un jour,
deux jours,
le troisième déjà tu penses au lendemain,
voire à après-demain,
& peut-être même plus loin...

Surtout parle pas de « Patience », elle aussi fait sa crise.

Trop de monde tourne autour,
ou lui a fait la cour.
Elle a claqué sa porte,
fermée à triple tours !

J’aurais aimé t’écrire :

- j’suis heureuse à mourir…
je sais,
là encore il y a « ir »,
tout en « mour » il s’étire.

Mais c’est plus fort que moi,
plus fort que toi.
Il y a pourtant souvent,
régulièrement des « ir »,
en éclats,
au moment
où je n’m’y attends pas.

Hélas, & lasse, les « eurs » ne sont jamais très loin…

il en pleut à la pelle,
à l’appel,
comme un rappel.

Mon complice le saule connaît par cœur la rime, il en a fait son hymne !

Alors j’écris mes « aux », qui se conjuguent en mots.

Je ne suis pas la seule,
ouvre bien grand tes yeux,
nous sommes si nombreux !

Une grande ronde « com’pense »,
pour éviter les « enses »,
fait de la résistance
et mets de la distance,
à toutes nos errances.

Maintenant c’est à toi,
dis-moi,
raconte-moi,
que réponds-tu à tout ça ?

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte

 Ouvre bien grand tes yeux

 

24 novembre 2012

♪ Hier encore... ♪

charles-aznavourJ'avais vingt ans...

 

 

 

 

 

 

17 novembre 2012

♪... Puisqu'elle est à toi désormais... ♪

benjamin-biolay61casinodeparis2010Un clip terriblement fort, qui plus est en noir & blanc, j'aime, j'aime, j'aime...

Je pense qu'au-delà d'avoir un ange nommé Serge Gainsbourg non loin de lui, le cinéma ne peut immanquablement passer à côté de cette forte personnalité.

Benjamin Biolay passe au Pasino d'Aix-en-Pce le 18 avril 2013, je crois bien que je ne vais pas louper ce rendez-vous... enfin découvrir sur scène cet artiste qui fait tant parler depuis des années, et que je ne connais finalement que par échos interposés.

Affaire à suivre...

En attendant, je retiens cette phrase qui revient en leitmotiv et dont on ressent par les images la force des sentiments :

- Puisqu'elle est à toi désormais, aime mon amour...
 
 
 
 
 
 Karole-Rocher_articlephoto
Photo Frédéric Dugit/Maxppp
 
 
* Post-scriptum :
 
« Parvenir à s’aimer est un parcours difficile. Au quotidien, je m’auto-gonfle. Je ne m’aime pas, c’est clair. Il faut que j’arrive à me faire confiance. »  (Karole Rocher)
 
 
 
12 novembre 2012

≈ … Possession … ≈

Ton regard au loin me faisait croire qu’à la longue j’oublierai.

C’était sans compter cette vague invisible, imprévisible, qui tourne, tourne, va et vient dans un cercle infernal.

Ce matin, une brume épaisse, cotonneuse, qui transperce, m’a fait frissonner.

Où était passé le vent ?

Tu sais, celui qui faisait qu’au-delà des frontières, montagnes, celle des cieux de mon horizon,  je percevais le souffle de tes émotions.

Subliminale Possession de Ma Pensée.

Au creux de mon épaule tu m’avais dit :

si le silence entre-nous un jour se fait, surtout, ne te résigne pas… sache que j’suis toujours là, à l’ombre de tes pas.

Lorsque le monde se calme, s’endort, se tait, mon esprit s’envole et interroge.

De jour, de nuit, je parcours les kilomètres qui nous séparent.

Retrouve ton parfum, ta douceur, ta lumière. Celle qui toujours éclaire, mon gris parfois trop sombre. J’écoute chanter la cascade de ton rire, plonge dans ton regard, me pose et me repose.

J’suis près de toi, avec toi, en toi.

Subliminale Possession de Ta Pensée…

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte

 possession

 

10 novembre 2012

♪ Le train bleu des songes... ♪

Jean louis

Incroyable découverte, moment magique, pour une chanson que j'aime, j'aime...bon, je sais, je suis une inconditionnelle de Jean-Louis Murat.

J'aurais bien aimé qu'il vienne me chanter un p'tit air ce soir (sourire) mais hélas...

Instant rare à déguster sans modération coeur qui bat

 

 

Aimer ...

 

 

 

Brûle-moi...

 

 

  La louve...

 

 

Qu'est-ce que ça veut dire ?


 

10 novembre 2012

♪ L'amour en lettres CAPITALES... ♪

Il m'arrive parfois d'éprouver un véritable coup de coeur imprévu pour un artiste au moment où je m'y attends le moins... quand le talent, la personnalité et les mots sont là, impossible de passer à côté.

Disiz hier soir a été l'étoile, aujourd'hui c'est avec ce titre que j'ai été touché-coulé.

Le ciel musical est vaste, lorsque l'amour volète,  je ne suis jamais très loin coeur qui bat

 

 

 

7 novembre 2012

♪ Erreur fatale...

J´avais perdu l´habitudeGérald de Palmas

Le sentiment profond de solitude
Je ne m´apercevais pas
Que tu étais derrière chacun de mes pas...

 

 

 

 

Post-scriptum:

 

4 novembre 2012

≈ Identificationn’elle ≈

Tu me dis que je suis,
le concernant,
“  identificationn’elle „  
écrasant,
d’un coup d’un seul,  
mes “ rêv’evasions ”.

Dans ce quotidien pluvieux, impossible d’être vraiment heureux.

Alors je fuis, vers d’autres cieux,
plus moelleux,
tout bleu.

Comm’un  chardon au ras-du-sol,
piquant parfois,
charmant souvent,
fuyant passionnément…

3330chardonsaout2012original


Chaque jour j’avance,
naviguant à vue,
quand le ciel est clair,
 entretenant le mystère,
entre-deux courants d’air,
j’espère…

Toi,

comm’un éclair,
tu surgis dans ma nuit,
glissant tes mots qui m’ont surpris.

 

Mais qui es-tu … non, je ne mettrai pas ton nom ici ! Je veux simplement te dire aujourd’hui :  

“  merci aussi ”

et je disparais,
tel un fruit noir au milieu d’un buisson sauvage.

3354muresauvagesaout2012

 

decotex...     Petit Roseau - Nathalie K  ... decotex2
© Texte & Photos

 

Post-scriptum photo-montage perso amusement

(c) Nathalie K

 

2 novembre 2012

Je t'en remets au vent...

Hubert Félix Thiefaine,

Cher Hubert Félix comme je t'aime coeur qui bat et lorsqu'on aime on ne compte pas !

 

Ce titre déjà présent sous d'autres cieux,  reste et restera un souvenir précieux, alors oui, j'en re-veux... 

 

et même si cela provoque parfois “ une fièvre résurrectionnelle” ...

 

 

 

 

31 octobre 2012

J'ai vu la lumière...

marc lavoine

 

 En passant par là...

elle s'est jetée sur moi,

on peut s'y perdre pour toujours coeur qui bat

 

 

20 octobre 2012

Ω … J' l’aime beaucoup aussi…

Je ne t’ai jamais parlé de lui, j' l’aime beaucoup aussi. Viens près de moi, je vais te le “ raconter „.

3387jardinbanclepuysaintereparade25aout2012

Ce n’est pas un homme que tu remarques immédiatement. Pourtant, je me rends dans ce café régulièrement. Paul, c’est son prénom, est plutôt du genre à se fondre dans le paysage, le décor. Il m’a fallu du temps pour me rendre compte qu’il était comme moi. Il ne perdait pas une miette du va-et-vient incessant des serveurs, clients, faux pas et autres.

Il s’installe toujours à la même place. La table basse avec cabriolet, près des fenêtres. Tu sais, celle que je préfère… la faute à pas de chance, il n’y a que deux tables, les trois quarts du temps elles sont occupées, je fais avec.

Tous les jours je “ me balance „ sur la banquette, pas très loin de lui finalement. Je me pose, prends mon bloc, et puis…

J’écoute, j’écris,
j’observe, j’écris,
 je respire, j’écris,
 je m’énerve, j’écris,
 je ris, j’écris,
 je rêve, j’écris,

une pause… je reviens à la vie.

- Vous désirez ?

Là tu me connais, je passe pour la conne de service lorsque je regarde le serveur, les yeux dans le vague, encore dans mon film. L’impression de sortir d’un rêve, de ne pas le comprendre. C’est toujours au second coup de semonce que j’atterris et réclame mon café.

Ce jour-là, je suis revenue à la vitesse de l’éclair parmi “ l’agitation humaine „

- puis-je m’assoir ?

Depuis des mois que je le croisais : “ puis-je m’assoir „ il m’avait dit… et il le fit !

Le plus étrange dans tout ça, c’est que je n’ai pas réagi. Nous étions face à face, il ne parlait pas, moi non plus. Nous nous regardions mais… vraiment, sans tabou, les yeux dans les yeux ! Sans un mot, juste un sourire, en “ ombre chinoise „ une taquinerie muette.

C’est dans ce genre de situation que tu rêves de te planquer sous le tapis, te cacher à l’abri derrière des verres fumés… mais alors, très très fumés !

Lui, se moquait ouvertement, avec délectation. Il finit sans doute par avoir pitié, et de sa voix la plus charmeuse il me dit :

- nous nous connaissons il me semble ?
- il me semble en effet …

Quelle belle entrée en matière ! Mais quelle gourde ! J’avais l’impression d’être revenu trente ans en arrière, lorsque à mon grand désespoir il me fallait monter sur l’estrade et réciter un texte à l’instit ! Comme quoi tu vois, l’enfance laisse des traces indélébiles. Ma timidité maladive m’avait retrouvé comme par magie, aussi vivace et déstabilisante qu’à dix ans !

J’étais morte de honte…

- vous écrivez ?
- ça m’arrive…
- moi aussi…

Je me demandais comment j’allais me sortir de là. Je me sentais prise au piège, comme dans un trou à rat. Au fond, je ne comprenais absolument pas pourquoi je me mettais dans cet état-là ?

Alors… pourquoi ?
Il me troublait… enfin… je crois !
Quel âge a-t-il ?
Je ne sais pas. Je n’ai jamais été très forte à ce jeu là. Un peu plus vieux que moi… enfin…je crois !

Et alors ?

Alors Paul s’est mis à parler, parler, parler…
Sa vie, ses amours, ses emmerdes, j’ai eu l’impression qu’il n’avait eu personne pour l’écouter depuis des jours, des années. Il finit par m’avouer qu’il tenait un journal. Des mots pour une vie, une vie pour des maux. Il s’y est agrippé comme à une bouée, jusqu’au jour où il l’a égaré… puis, retrouvé !

Où ça ?

Chez un éditeur… oui oui, je t’assure, ce n’est pas une blague ! Entre deux pages, Paul avait laissé une carte de visite personnelle, la direction l’avait recontacté.

Et après ?

Après, ils l’ont publié.

Belle histoire n’est-ce pas ? Si seulement je n’avais vu son regard changé, un voile sombre s’installer, une vague océane envahir son visage… Sans préambule il s’est levé, a pris mes mains, les a serrées.

Oh, il n’avait pas besoin d’en dire plus… je savais, je comprenais, je ressentais.

Paul venait à cet instant même, de retrouver sa liberté…

 

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte & Photos

 (c)Nathalie K_Le Puy Sainte Réparade (13)

 

14 octobre 2012

Ω … Encore quelques pas… Ω

J’essaye tant bien que mal de me souvenir, tout me semble si loin…il m’arrive parfois d’imaginer, qu’au détour d’un sentier je te retrouverai.

Foutaise !

Trop perdue pour que “ mon „ fil d’Ariane te mène jusqu’à moi.

Serais-tu déçu ?
Sans doute…
Serais-tu surpris ?
Nul doute…

Le temps,
longtemps,
est désespérant.
Pourtant,
j’attends,
éperdument.

Mais quoi, finalement ?

Au loin,
j’entends,
le grand chambardement.
Plus près,
juste un “ murmurement „
à peine un chuchotement.

Distance
qui rapproche,
qui va, qui vient,
au gré du vent,
étrange sentiment.

Dis-moi,
Mais qui es-tu vraiment ?



Ferme les yeux…

Oublie ceux qui t’entourent.
Oublie ton décor.
Oublie l’agitation,
fais une pause à ta vie.

Imagine…

J’entends craquer une branche, je suis sûre que tu l’entends aussi. Lève la tête ! Un écureuil vient de passer, l’air de rien, un éclair orangé. Regarde ! Il n’a laissé que l’écorce de sa pigne de pin. Je vais toucher l’arbre, il me semble “ blessé „.

Il pleure… ses larmes sont parfumées.

Si je me posais ?
Après tout, à quoi bon continuer ?
La lumière du jour est en train de baisser, j’ai peur, mais je ne veux pas te quitter.

Instant de transition, entre chien et loup, couloir entre jour & nuit.

Un cri rauque me fait sursauter…d’un battement d’ailes, un oiseau m’effleure. Calée contre la chaleur des racines de l’arbre “ triste „ j’écoute “ s'écouler la vie des choses „.

Au coin d’une venelle, j’aperçois s’éclairer un halo orangé, puis un autre, puis un autre… des milliers de lucioles laissent apparaître l'ombre du village apaisé.

Ecoute…

Le clocher sonne le rappel ! Son “ marteau „ ne s’économise pas. Il bat, tel un métronome, le tempo des heures et du temps qui passe.

Respire…

Je sens l’humidité de la nuit, je me lève, je vais rentrer.
Les yeux me piquent, un peu. La fumée des cheminées qui viennent d’être allumées doit en être la cause.

Le retour…

Je resserre ma veste, rabat ma capuche, protégée dans cette chaleur rassurante.

Et toi ?
Tu n’as pas froid ?
Rapproches-toi,
fais comme moi,
Couvres-toi !

Encore quelques pas,
et tu seras chez moi…

 

Petit Roseau - Nathalie K
© Texte & Photo

 

(c) Nathalie K_ mes petons

Vous serez sans doute décontenancé à la lecture de ce texte écrit hier soir.

J'ai lancé voire balancé mes pensées “ en vrac „ sans vraiment d'histoire, juste un ressenti qui va & vient, une conversation folette, conversation à voix écrite. Viendra un jour où le chemin des contes, récits, ou autres sera enfin de retour, ce n'est absolument pas le cas depuis un bon bout de temps.

Que faire ?

Laissons le temps au temps, en attendant, gardons l'instant présent, et contentons nous en... heu, est-ce bien français tout ça ? Non ? Tant pis, c'est dit !

Nathalie K.

 

 

13 octobre 2012

Quand “ Louis „ joue…


les notes s’envolent comme “ petit'elle „

louis_bertignac

Comment rester indifférente lorsque Louis Bertignac joue du Jimi Hendrix ? Moâ, je n’sais pas.

Je dis seulement : merci coeur qui bat

 
Petite Aile 

Elle marche au travers des nuages
Avec un esprit de cirque
Qui court librement.
Papillons, zèbres et rayons de lune
Et des contes de fée

C'est la seule chose à laquelle elle pense...
Chevaucher le vent

Quand je suis triste, elle vient vers moi
Avec mille sourires
Qu'elle me donne gratuitement

Tout va bien, elle me dit,
Tout va bien
Prends tout ce que tu veux de moi
Tout.

Vole, petite aile…



 Louis Bertignac       Jimi Hendrix    

Parce que j'aime, j'aime...coeur qui bat

 

 

 

 

 

 

 

 

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