Ω Quand il fait “ pluie ” dehors… Ω
~ La pêche “ à l’homme ” ~
Immobile, de loin, je l’observe.
Image de paix, face à la nature silencieuse et calme. Seul, libre, l’homme n’a besoin de rien. Éprouve-t-il un réel plaisir à attraper carpe, truite, le moindre gardon ? Au fond, je pense que non. La raison de sa présence ici est tout autre.
De là où je suis posée, l’homme ne peut me voir. Absorbé dans son atmosphère entre eau, terre, respiration, contemplation, ses gestes, même précis semblent le porter en son for intérieur.
J’entends un tintement. Ai-je rêvé ? Chant cristallin sorti des eaux, effleurement qui glisse. Entre mariage de branches enlacées, bout de printemps timide, apparaît l’objet du délit, du son, de la mélodie.
Les pieds dans l’eau, un triangle à trois soutient quatre lianes fines, longues, élancées. En attente, elles posent, fières. Prêtes à réagir au plus petit mouvement, signe de présence aux écailles d’argent.
Chantera, chantera pas.
Dieu seul le sait,
moi, je ne sais pas.
Je ferme les yeux,
j’écoute,
j’inspire,
j’expire,
je respire…
© Texte & photos Nathalie K.
~ Je regarde vers toi ~
J’avance sans trop savoir…
La pluie est en chemin,
la pluie s’est enfuie.
La pluie ne serait rien
si je ne sentais non loin
ce vent qui va et vient.
J’avance sans trop savoir…
Fraicheur sur mes épaules
douceur d’un chant en sol.
Douce fraicheur d’un chant de rossignol,
paisiblement, il amorce son envol.
J’avance sans trop savoir…
Le silence se pose
le silense s’impose.
Je regarde vers toi
au loin je t’aperçois.
Feras-tu donc un pas
un autre pas vers moi ?
Cette fois, là c’est sûr,
là je n’avance plus…
© Texte & photo Nathalie K.
~ “ C ” comme ~
Comme une bouteille à la mer qui part, s’en va, et ne sait si un jour elle arrivera jusqu’à toi. Sais-tu qu’il y a tant de temps, tant d’années que je flotte à l’image de cette feuille sans protection de vie, d’intempéries.
Souffle vent souffle,
porte-moi,
emporte-moi,
plus loin,
toujours plus loin.
Un jour c’est sûr,
un jour…
© Texte Nathalie K.

♪ Voilà, ce sera toi ♪
~ Dis-moi, c’est quoi la vie ? ~
S i je ne peux arrêter le cours de mes pensées, trois heures du mat, j’arrête vers toi mon galop effréné.
Il y a si longtemps que je ne vis que par et pour toi. Difficile de détacher le lien, reprendre ma liberté. Belle illusion perdue, qui ne convainc personne, qui ne me convainc plus. Accro, droguée, intoxiquée, enroulée, encordée, emmêlée, serrée si fort, au point de n’avoir plus comme oxygène que ton regard .
Non ! Je ne veux plus de ça !
Ce « ça » n’a plus de sens, ce « ça » est un non-sens, ce « ça » est sans issue.
Les donneurs de leçons m’avaient bien mise en garde :
- courir après les « impossibles » est une folie. Indomptable tu es, courant d’air il est, comment voulez-vous vous retrouver ? Quel vent fou s’est donc levé et vous a envoutés ?
Une flamme et une flamme forment un grand feu de joie qui finit tôt ou tard par se consumer et s’éteindre. Continuer à vivre sur des braises n’est plus vivre.
Je la sentais pointer, pavoiser, briller la question, en éternel point d’interrogation.
Dis-moi, c’est quoi la vie ?
Il y a si longtemps, je ne sais pas, je ne sais plus.
Il y a si longtemps que je ne vis plus…
© Texte & photo Nathalie K.
~ Écoute donc un peu ~
Un peu de jaune soleil,
pour un peu de couleur,
un peu de couleur,
pour un peu de douceur.
Tu pensais vraiment,
que j’allais plier.
Tu pensais vraiment,
que j’étais sciée.
C’était mal me connaître,
aussi forte qu’un hêtre.
Un roseau
ça balance,
un roseau
ça pense,
parfois même ça chante,
même dans son silence.
Un roseau ça pleure,
pleure de l’intérieur,
si un jour il meurt,
il revit ailleurs.
Ecoute donc un peu,
rapproche-toi plus près.
Si un jour je venais
à ne plus parler
à ne plus te dire,
c’est seulement parce que “ toi ”
oh oui seulement toi,
tu as décidé
de ne plus m’aimer.
© Texte & photo Nathalie K.
“ Éolienne au vent ”
Dans quel sens « la belle » vas-tu tourner ?
Avril & vent
se balançant
tout en chantant
passe passe le temps,
passe passe temps changeant de printemps.
Mistral par ci, Mistral par là,
toi tu t’enfuis,
moi je m’en « va »
Seras-tu là,
je ne sais pas.
Tu reviendras ?
Je ne sais pas.
Advienne que pourra
& qui vivra verra…
© Texte & photos Nathalie K.
“ Seul le temps nous le dira ”
“ Merci Richard Marx ” pour la musique ♪♪ ♪ qui a fait venir les mots...
≈≈≈
Amour amour
tu te fous de moi.
Pourquoi irais-je vers toi ?
Un jour c’est sûr, tu te souviendras.
Tard… trop tard ?
Seul le temps nous le dira.
Seul ton cœur parlera.
Moi,
je ne sais plus
le mien ne me guide plus
L’aurais-je perdu ?
Seul le temps nous le dira.
Seul mon cœur parlera.
© Texte Nathalie K. ~ 1 avril 2014 ~ 22 : 12
~ Si mon regard n’existait plus ~
Si mon regard n’existait plus
que ferais-tu ?
Du jour au lendemain
plus rien.
Les couleurs
disparues.
Les sourires
disparus.
Les formes, les contours, les creux, les zébrures
disparus.
Content, pas content,
heureux, malheureux,
tu ne sais pas,
tu ne vois plus.
Du jour au lendemain
plus rien.
A qui, à quoi ressemble le petit
même faussette que la petite ?
Cet homme qui passe, est-il vieux, jeune, grand, petit, fier, rabougri, beau, laid, charmant, apprêté, débrayé, en gris, en noir, en bleu, en rouge, pastel ou vif ?
De quelle couleur le ciel ce matin ?
Va-t-il faire beau ?
Va-t-il faire pluie ?
Va-t-il faire neige ?
Va-t-il faire vent ?
Va-t-il faire nuit ?
Les fleurs sont en tapis couleurs mélangées,
Couleur en tapis ?
Ton tableau, tes photos, tes dessins, sont-ils bons ou mauvais ?
Toi qui écris
es-tu droitier ?
Es-tu gaucher ?
Griffe de chat ?
Caractères ronds ?
Même si tu écris merde, putain, fais chier, tu n’es qu’une conne, va « voir » ailleurs, je ne le sais pas, je ne le vois pas…
Là-bas au loin, ce sont des montagnes, des collines, des vallons, des crêtes, des ravins ?
La mer est-elle calme, d’huile, agitée, loin ou à mes pieds ? Verte, bleue, noire ou grise ?
Toi qui es là, oui, là, tout près,
es-tu un proche, un étranger ?
Vas-tu me toucher, me caresser,
m’embrasser, me frapper,
me tuer ?
J’ai peur amour…
Et si un jour je ne sentais plus, n’entendais plus, ne voyais plus ?
Jure-moi, oh oui, là, maintenant, tout de suite,
jure-moi alors, que tu me tueras…
© Texte & Photo Nathalie K.
~ Dernières lueurs du jour ~
La pluie s’est enfuie
Mistral a souri.
Printemps s’est posé
Soleil re’posé.
Dernières lueurs du jour
dernières couleurs d’amour.
Humeur,
Fraicheur
Douceur
Chaleur
Bonheur
Je ferme les yeux
je ne veux pas oublier.
Espérer ?
Oui !
Désespérer ?
Non !
C’est à toi de décider ?
Peut-être… peut-être pas,
ça dépendra.
De quoi ?
De moi !
Tu ne veux pas…
tant pis pour toi
c’est comme ça.
Un point c’est tout
Un point c’est moi
Un point c’est toi & moi
…
© Texte & Photo Nathalie K.
~ La chanson sincère ~
~ Entre hiver & printemps ~
Les années se suivent et ne se ressemblent pas.
Sous le vent de mars, Mistral jouait du violon aux « pins sans neige ». Ses rafales me giflaient les joues à intervalles réguliers. Je m’en foutais, le soleil brillait.
Fières et solides, les Arcades Romaines tenaient la pose. Envoyer Eole au tapis, quel défi !
Curieux insaisissable, Soleil me suivait pas à pas. Sa brûlante, perçante, éblouissante lumière me faisait penser à un puissant projecteur.

Printemps n’avait pas encore sonné, deci-de là quelques feuilles rousses s’accrochaient à leurs arbres bien-aimés.
En chemin, le profil ancestral d’un des gardiens des lieux, pavoisait l’air de dire :
Tu ne crains rien mon enfant, tu es ici chez toi !

Mes « rocheuses » à moi ne sont pas en Amérique, non non non. Pas très loin, elles attendent sagement que je vienne les rejoindre.
Il y a maintenant si longtemps que je m’interroge sur ce nid. Qui, quoi, mais « qui-quoi » se cachait à l’intérieur ?

La surprise du jour. Il m’avait bien semblé voir passer un être papillonaire…
tel un renard rusé, le coquin s’était fondu dans le paysage, parmi les feuilles éparpillées.
© Texte & photos Nathalie K.
~ N’oublie jamais ~
Si tu te poses un jour la question,
Oui, Non.
N’oublie jamais
qu’il n’y a que.
sache le.
© Texte Nathalie K.

~ Passer le mot ~
Comme un vent mauvais,
ils se sont donné le mot.
Toi, comme un con,
tu as suivi comme un idiot.
Après t’être servi,
plongeant à pleines mains
dans ce que tu trouvais bien,
tout ce que tu aimais bien,
je ne représente maintenant à tes yeux plus rien.
Ne jamais mélanger torchons & serviettes,
ronrons & paillettes.
Superficiel se marie rarement avec naturel, essentiel.
Toi,
tu préfères l’illusion et l’apparat “ des grands ”.
Moi,
je privilégie beauté, sensibilité, sincérité “ des petits ”.
La vie m’a appris à avancer seule,
me battre seule,
souffrir seule,
être seule
finir seule
un jour c’est sûr, je disparaîtrai seule.
Ce sera alors trop tard pour faire “ passer ” le mot.
Et toi grand benêt, tu n’es qu’un fieffé sot !
© Texte Nathalie K.
~ L'écriture ~
L'écriture n'est pas une science exacte.
Quand le lecteur y croit, c'est sans doute que celui qui a “ griffé ” l'histoire a su passer le message & les pensées qu'il avait en tête (parfois sous couverture ... )
Savoir démêler le faux du vrai est tout un Art.
Sans doute faut-il se laisser “ manipuler ” par les mots & les phrases sans chercher plus loin, passer ainsi dans une autre dimension, un univers parallèle, entre rêve et réalité...
© Texte Nathalie K.
♪ “ Oui ! ” ♪

Je suis “ ton ” amie.
Amour amour
mon cher et tendre Jean-Louis.
Une fois encore
c’est plus fort,
mon cœur bat pour toi
au son de ta voix.
Je vais suivre ta route
rejoindre “ notre ” chemin
celui de Michel pas loin.
A ta question je réponds :
Oui !
Encore & toujours
oui,
“ ton ” amie
pour la vie...
© Texte dédicace - Nathalie K
¥ Te plaire… ¥
Te plaire, pourquoi faire ?
Tu ne me regardes pas
tu ne me vois pas
j’n’existe pas pour toi.
Que serais-je face à toi
sinon qu’une quadra
qui s’approche à petits pas
d’une vraie quinqua.
Te plaire, pourquoi faire ?
Il est loin le temps
où ce grand monsieur
n’avait pas de prise.
Un regard suffisait
pour électriser
& tout emballer.
Pourquoi tu souris,
je te vois tu ris,
& même tu te moques.
Arrête-toi tout de suite
on dirait un phoque !
Te plaire, pourquoi faire ?
Face au miroir glauque
j’arrange, je peau’ fine.
Que veux-tu que je fasse
faut la jouer fine,
hélas le temps passe.
Les minutes des heures
ont bien fait leur beurre.
Elles ont creusé
comme des forces’ nées,
des rides, des fossettes.
A moins que...
de petites “ pattes’ lettes ”.
Mais encore…
formées des vaguelettes.
Que dis-je des vaguelettes
de vraies montagnettes.
Te plaire, pourquoi faire ?
Injustice du sexe.
Comme des assassins,
il me faut planquer
mes fils de crin-blanc
mes fils mistigris,
tel un gros minet
aux fils blancs & gris.
Injuste pourquoi ?
Parce que c’est “ seX’ ¥ ”
un homme blanc ou gris
bien oui c’est ainsi.
Et tu ris & tu ris,
mais quelle tuerie !
Te plaire, pourquoi faire ?
J’ai donc arrêté
une fois pour toute
de faire des manières
afin de te plaire
ou de minauder
juste pour t’appâter.
J’ai le vent en poupe
je pars droit devant
comme une vraie sartan
j’n’ai pas dit “ Satan ” !
Cher amour vois-tu
je suis comme je suis.
Si ça te plaît tant mieux
si “ non ” passe ton chemin
C’est que tu ne vaux rien.
J’aurais donc aimé,
aimé puis aimé,
qu’un vil chevalier
bandit de grand chemin ?
Te plaire, pourquoi faire ?
Oui j’ai mal,
tant pis…
et telle que je suis
je continue ma vie
Et puis c’est fini.
Tu ne ris plus ? Tant pis…
© Texte Petit Roseau - Nathalie K
































