mercredi 28 février 2018

✍ ~ Si près de l’œil du cyclone ~ ...

Il suffit que je ferme les yeux pour me sentir loin de tout.

Le vent souffle fort depuis des heures tel un blizzard épais au fin fond de la Sibérie. Depuis le petit matin, jusqu’au premier point de la nuit, une vague de grésil glacial s’enroule autour des maisons et des gens, à l’image d’un serpent encerclant sa proie. Alors que la neige enlace les paysages alentour, ici, ce n’est que myriades de paillettes en rafales. Elles ne font que passer, sans penser à se poser ou même s’installer.

Les volets du voisin claquent à intervalles réguliers et tapent sur la rambarde, le bruit n’a pas l’air de le déranger, je vais finir par le trouver moi aussi rassurant. Le souffle puissant de l’air s’infiltre par tous les interstices en faisant « le loup ». 

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Impression étrange d’être dans un bateau à la dérive, perdue au milieu de tout, perdue au centre de rien.

Étrange sensation de se sentir à l’abri, tout en étant si près de l’œil du cyclone.

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© Texte  Nathalie K

28 février 2018 ~ 23 : 16  

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dimanche 26 octobre 2014

໖ Les amours cachés ໖

Tu ne me dis pas tout…

tes silences
tes absences
disparitions soudaines
plus de sang dans mes veines.

Tu laisses sur ton sillage
quelques points
une virgule
quelques flashs imprévus
impromptus
à peine un aperçu
un éclair de ta vie.

Mais après tout qui sait
où se situe ta vie ?

Tu ne dis jamais rien.
Que suis-je donc pour toi ?
Un simple tout et rien
sans doute un « simple rien »
fantaisie de passage
ondulantes images
de quelques souvenirs.

Ici le soleil brille, les couleurs de l’automne peinent à se montrer. Apparaît quelquefois, de minuscules tâches toutes disséminées. Un peu de rouge ici, quelques feuilles jaunes par là. Mon ciel « brumatinal » se donne bien du mal à s’éclaircir au loin. Seul le vent balaie tout. De son souffle puissant, il change le paysage. Quand très tôt aux aurores il laisse juste après lui, le début d’un bleu ciel, dentelles de feuilles noires toutes en contre-jour.

Je les entends clairement tous tes éclats de rire. S’ils sont heureux tant mieux, s’ils sont moqueurs tant pis. La distance, le temps, tes amis, la fatigue, finiront par tuer tous tes sentiments forts.

Ai-je donc tout rêvé, plané, imaginé ?

Régulièrement le chant du vent m’attire & me donne envie de le suivre. Qu’on le désire, qu’on le déteste, lui, poursuit seul sa route, il est & il s’impose, sans se préoccuper & même sans chercher.

Hier, ou bien non, avant-hier, il m’a soufflé ces mots :

« Arrête donc petite, le cours de tes pensées. Tôt ou tard tu verras, les pièces du puzzle seront toutes assemblées. Une main est le lien qui fermera cette page. Un chapitre se termine, un nouveau va s’ouvrir. Prépare-toi ma belle, le tempo va changer. Le bonheur n’est pas loin, l’Amour en Ouverture, l’Amour en Couverture. Pas au bout de tes peines, il n’est pas simple de savoir l’apprivoiser, & ne compte pas sur moi pour venir t’expliquer. »

Le seul message alors, qu’il a voulu me laisser, c’est qu’Amour était près.

 « Prêt à se planter juste là, sur ce cœur qui te fait tant parler »

Silencieuse, interdite, je l’ai bien regardé.

« Grand Vent ce n’est pas vrai, je suis bien trop cachée ! »

 

« Laisse faire le Temps, il a de l’expérience,
c’est un excellent guide pour les amours cachés »


fleurs séparateur© Texte & photos    Nathalie K.  


fleurs séparateur

© Nathalie K_24 octobre 2014_

© Nathalie k 24 octobre 2014_6h59

 

lundi 10 juin 2013

≈ “ La valse du vent qui court”... ≈

La chanson du vent dans les coquelicots,
ne monte pas le ton trop haut,

je la trouve même un peu “palo”.

9juin2013coquelicotsurmurpierre0067

La lueur du ciel “clignotant” en est la cause,
et Toi, surtout ne me dit pas  :

“ je 'raconte l'histoire avec ma prose ”.

9juin2013compositioncoquelicotnature0056

Si tu avais été avec Moi,
tu aurais vu,
senti,
la chaleur du soleil qui brûlait...

Si tu avais été avec Moi,
tu aurais vu,
senti,
la pluie qui  pose des gouttes aux pieds...

Si tu avais été avec Moi,
tu aurais vu,
senti,

le vent qui va, le vent qui vient...

(c) Nathalie K_9 juin 2013

Par les chemins de mon enfance,
qui s'en va loin et court,
oui court toujours,

les coqueliquots dansaient, virevoltaient,
au tempo de la valse du vent qui court...

 

decotex

 

Petit Roseau - ناتالي  Nathalie K

© Texte & Photos