jeudi 28 juin 2018

~ Erotic dream ~

De mes rêves éro’ tics
Elle en faisait des pics
Qu’avait-elle cette vieille bic
A écouter aux por’ tics

Sleepy Time Gal - Gil Elvgren 1944__ 5

Amours luna’ tic
En va & sex’ it
Hormonaly’ tic
Qui t’emmerdent et te pic

J’en riais, j’en riais,
Carla bic
A l’oreille ô blic
N’avais rien d’éro’ tic
Juste une langue qui pic
Porque porc et pic.


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© Texte & Photo  Nathalie K
26 juin 2018 ~ 16 : 33

 © Peinture “Sleepy Time Gal” de Gil Elvgren (1944)

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lundi 18 juin 2018

~ Sur un fil, il était suspendu ~

Tôt ou tard la nuit fait place à la lumière.

Le temps, les heures, les secondes passent.
Le jour se lève, le soleil se pose.

Lenteur, chaleur, douceur de l’instant.

(c) Photo Nathalie K_ DSCN1635

Sur un fil, il était suspendu.

Sur ton cœur,
il dispose un petit bout d’amour pour deux.

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© Texte & Photo  Nathalie K
17 juin 2018 ~ 13: 38

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samedi 16 juin 2018

~ L’oiseau noir savait ~

Il y a quelques lunes, au petit matin, l’oiseau sombre glissait sur les courants de vent du jour.

Lui, était loin.
Pourtant, il semblait si proche.

Je le sentais heureux.

(c) Nathalie K_6 juin 2018_ 7h08
Lui, n’avait peur de rien, ne craignait personne, même pas la grisaille.

L’oiseau noir savait.

Le temps, les heures, les secondes passent.
Le jour se lève, le soleil se pose.

“Tôt ou tard, la nuit fait place à la lumière…”

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© Texte & Photo  Nathalie K
 15 juin 2018 ~ 21 : 27

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dimanche 15 avril 2018

~ Elle me l’avait bien dit ma chouette ~

Hier soir, à quelques arbres de mes fenêtres, la chouette me l’avait bien dit qu’elle prenait ses quartiers d’été ! J’étais dubitative quant à son chant rassurant, il annonce en général la chaleur qui s’installe.

Et pourtant…

L’appel des jardins en fleurs, le parfum des lilas qui commence à paraître, les tulipes rouge et or, jonquilles et pâquerettes, impossible de ne pas chausser ses baskets, pour partir le nez au vent du jour.

C’est ce que j’ai fait.

Sous un soleil qui avait fui mon ciel depuis quelques jours, et qui, comme pour s’excuser de son absence, m’a offert en cadeau la douceur bleue du ciel que j’aime, j’ai rejoint à petits pas le chemin de mes collines.

Le pourtour de « mon » château est cette année plus bruyant qu’à l’habitude. En effet, son parc se prépare à accueillir marcheurs à l’affut de bio découvertes, concerto pour piano et cigales…

J'ai laissé sur le chemin du retour quelques derniers regards sur le cours de ma rivière qui chantonnait heureuse d’avoir tout autour d’elle une myriade d’iris, de grands beaux boutons d’or.

Enfin, me voilà arrivée à la maison en disant :

« il fait trop chaud, je n’en peux plus, à boire par pitié » tout ça tout en soufflant.

“Elle me l’avait bien dit ma chouette qu’il ferait beau dimanche”

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© Texte Nathalie K

 15 avril 2018 ~ 19 : 57

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vendredi 13 avril 2018

~ Aucun briseur de cœurs ne décryptera nos codes ~

Tu venais voir à intervalles réguliers si je ne t’oubliais pas.

Depuis le temps, tu savais que ce n’était et ça ne serait jamais le cas. Tu savais aussi que ton chien de garde, ton garde du corps, ton homme à tout faire, ta muraille de Chine, ton mur de Berlin m’agaçait au plus haut point. Le mot est faible pour décrire ce que je ne pouvais rayer de l’horizon de mes pensées vers toi.

La pluie tombait depuis plusieurs jours.

Elle venait se fracasser tantôt sur les vitres ou sur le bois des volets clos. Nous étions en avril, c’était le mois de mars qui continuait à jouer son concerto. Les fleurs, les oiseaux, menaient paisiblement leur vie, pas dérangés le moins du monde. Je les contemplais de loin, tel un paradis à la fois si proche et si loin. Réflexion faite, un peu comme toi.

Ma voix remontait peu à peu en surface plus régulière et apaisée.

Je sentais encore, parfois, la plume insidieuse, vicieuse, venir me chatouiller tout près du cœur. Chaque quinte de toux me laissait exsangue. C’était comme un orage, le grondement du tonnerre, l’éclatement des éclairs qui résonnait dans tout l’appartement.

Bien évidemment j’étais là.

Je t’écoutais, je te regardais, je t’admirais... toujours de loin, une vraie paria. Comment faire autrement. Dès que j’apparaissais, ton protecteur en armure montrait les dents. Sans doute imaginait-il que je ne connaissais ni son nom, ni même son existence qui liait sa vie étroitement à la tienne. J’ai vu ton regard triste, je connais tes sourires qui cachent les larmes au fond de toi. Comment ne pas sentir et ressentir, nous sommes si souvent mêmes.

Se faire une raison, c’est bien ce qu’ils disaient…

Ma raison était là, nos souvenirs aussi. Rien ni personne ne pourrait nous les arracher, les prendre, les supprimer.

Aucun briseur de cœurs ne décryptera nos codes.

Le fil des sentiments suit celui de l’amour. Le temps pourra passer, le temps comme le vent feront tourner la roue.

Un jour c’est sûr, je dirais encore « nous ».

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© Texte  Nathalie K

13 avril 2018 ~ 22 : 14

© Photo Jemwong

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lundi 9 avril 2018

~ Tout change, à dire vrai, moi aussi ~

Reprendre le contrôle n’est pas toujours drôle.

Obligée depuis quelques jours d’entrer dans le silence par la faute d’une corde vocale éraflée, par je ne sais quel courant d’air mauvais. Du coup, je suis restée un peu plus longtemps dans la vie et sa fatale réalité.

Finalement, pas très compliqué de ne plus communiquer à l’oral comme à l’écrit. Plutôt simplissime de se désintoxiquer de ces clics, de ces clacs virtuels, numériques, webistiques. Plus retords à gérer les signes et les demi-tons de perroquet étranglé.

Et puis, la question.

Revenir oui ?
Revenir non ?
Revenir oui et non.

La voix,
est revenue en zigzag, indisciplinée. Trop aiguë ou trop grave, en bas volume ou à plein décibels. En véritable rebelle, complètement déchirée, entrecoupée parfois par des aboiements de toux.

L’écriture,
un peu, sans vraiment être là, en surface deci-delà, la juste dose que je veux moi. Sans automatisme de direction, d’obligation, de compassion, juste « en réaction ».

Où je veux, quand je veux, avec qui je veux.

Égoïste ?
Autocentrée ?
Narcisse ?
Timbrée ?
Givrée ?
Flinguée ?
Fêlée ?

Bien oui,
mes silences ne se passent jamais en silence, mais dans l’agitation, toujours plein d’ondulations. Même dans mon sommeil une « peur auditive », un appel de passage, un réveil « tout en  palpitations », insomnie qui s’installe, le cœur qui s’emballe.

Le monde ne va pas bien, autant vous dire que ces derniers jours, moi non plus.

La planète s’inverse et tout change, à dire vrai, moi aussi.

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En attendant de retrouver un certain équilibre, j’écris ici ces quelques mots pour vous, pour d’autres, pour moi, je ne sais plus vraiment.

Voilà que la « toux moqueuse » se fout sans aucune gêne de moi. Une fois encore, elle me laisse sans voix.

Tant pis, pensais-je, et qui vivra verra…

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© Texte  Nathalie K

09 avril 2018 ~ 21 : 38

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dimanche 1 avril 2018

🌺 🍀 💞 ✍️ Lune du soir ~

Que veux-tu ?
Qui es-tu ?
Toi, Lune du soir…

Tu étais là,
j’ai pensé :
 « Pourquoi pas, pour une fois, dire bonsoir. Juste comme ça, juste pour voir »

(c)Photo Nikon Nathalie K_30 mars 2018_19h53_
Il ne fait pas encore trop nuit noire
Lune du soir, mais j’attrape ton bonsoir,
et je t’envoie « au-revoir, juste comme ça, juste pour voir »

C’est ainsi que commence l’histoire…

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© Texte & Photo  Nathalie K

 30 mars 2018 ~ 20 : 50

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mercredi 21 mars 2018

🌺 🍀 💞 ✍️ Le crayon de printemps ~~~

Tout à l’heure, l’ami m’a dit qu’il fallait être « la gomme qui efface Dame La Tristesse ».

Sur mon tableau noir, se pose aujourd’hui un peu de blanc de gris et surtout du rouge. Rouge de mes colères, rouge de mes galères, rouge de mes cris, tous contestataires.

C’est bien beau tout ça… je n’ai pas le pouvoir de tout effacer.  

Juste de quoi déposer un petit bout de rose, pour un peu de douceur, un coin de vert espoir, pour des jours meilleurs, un revers de ciel bleu, pour que tu me voies un peu, quelques scintillements, de jaune soleil, de petites étoiles, qui font battre les cœurs.

(c) Nathalie K 20 mars 2018
Mais comment tomber, tout complètement, tout parfaitement, mon rideau de soie noire ? Comment faire paraître tout un paysage, une bulle d’oxygène, un bout de printemps ?


Oui, j’ai pris la gomme,
mais c’est le crayon qui a dessiné le point de solution.

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© Texte  Nathalie K

20 mars 2018 ~ 22 : 37

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mercredi 28 février 2018

✍ ~ Si près de l’œil du cyclone ~ ...

Il suffit que je ferme les yeux pour me sentir loin de tout.

Le vent souffle fort depuis des heures tel un blizzard épais au fin fond de la Sibérie. Depuis le petit matin, jusqu’au premier point de la nuit, une vague de grésil glacial s’enroule autour des maisons et des gens, à l’image d’un serpent encerclant sa proie. Alors que la neige enlace les paysages alentour, ici, ce n’est que myriades de paillettes en rafales. Elles ne font que passer, sans penser à se poser ou même s’installer.

Les volets du voisin claquent à intervalles réguliers et tapent sur la rambarde, le bruit n’a pas l’air de le déranger, je vais finir par le trouver moi aussi rassurant. Le souffle puissant de l’air s’infiltre par tous les interstices en faisant « le loup ». 

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Impression étrange d’être dans un bateau à la dérive, perdue au milieu de tout, perdue au centre de rien.

Étrange sensation de se sentir à l’abri, tout en étant si près de l’œil du cyclone.

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© Texte  Nathalie K

28 février 2018 ~ 23 : 16  

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lundi 20 février 2017

✍️ ~ Oui, et même plus encore... ~ 🔹🔹🔹

Cette colonie d’idiots est assez bête pour croire que j’écris pour accrocher quelques amours perdus. Pour avoir ce que je veux, jamais je n’ai eu besoin de subterfuges quelconques.

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Il y a bien des années que j’ai besoin de te sentir tout près.

Alors, tel un musicien sur le sien, j’ai pianoté sur mon clavier. S’il m’arrive en filigrane de survoler mon quotidien, c’est pour laisser s’envoler mes brumeuses pensées, tu sais, celles qui font mal et m’empêchent d’avancer.

J’ai pu voir défiler toutes tes destinations, qui vont de Dublin, Panam, en passant par le Japon.

- Me garderas-tu quelques cartes postales ?

Juste une griffe suffira et elle me dira : « c’est moi, je suis là, je vais bien je pense à toi ».

Oh, je sais que ton « autre » t’encercle plus que de mesure. Elle ne saisit encore pas, que ses barbelés posés tels des pièges à rongeurs, ne sont que fétus de paille que l’on contourne toujours.

Je peux comprendre cela, j’aurais fait tout pareil, peut-être même pire.

Le lien qui nous unit possède de solides fondations. Nous les avons construites depuis longtemps déjà. Il faudrait un déluge pour détruire l’ensemble. Pour sceller un amour, le rendre indestructible, nul besoin d’une maison, d’un anneau, d’un enfant.

La force, le tissage emmêlé de nos pensées,
sont gravés dans le ciel,
les sillons de la terre,
le creux de la pierre,
tout au fond de nos cœurs,
pour une éternité et même plus encore.

Oui, et même plus encore…

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© Texte  Nathalie K
20 février 2017 ~ 17 :20

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